Végétal- animal : le match ne fait que commencer

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Végétal- animal : le match ne fait que commencer

 Xerfi vient de publier une étude sous le titre : « La filière française des protéines végétales - Panorama et axes de développement des acteurs, perspectives du marché à l’horizon 2020 »

 

Le marché mondial des matières protéiques végétales (MPV) progressera au rythme annuel moyen de 5,5% d’ici 2020 pour frôler la barre des 11 milliards d’euros, selon les prévisions des experts de Xerfi. D’abord les scandales alimentaires de ces dernières années, puis les vidéos chocs des abattoirs et des élevages. Sans oublier, bien sûr, l’augmentation de la population face à des pâturages qui ne sont pas extensibles à l’infini. Bref, la montée des préoccupations sanitaires et environnementales ont fait évoluer les comportements alimentaires des consommateurs qui se détournent de plus en plus des produits carnés, du moins en Occident.

Les protéines de soja ou de colza mais aussi de pois ou d’algues occupent en effet une place croissante dans les rayons (biscuits, pâtisseries produits de boulangerie mais aussi plats préparés, analogues de viande et boissons végétales). Pour le plus grand bonheur des vegans, végétariens et autres flexitariens. Près de 4 400 produits vendus dans les grandes surfaces en France mentionnaient ainsi l’utilisation de matières protéiques végétales (MPV) en 2017, contre à peine 1 200 en 2009, selon le GEPV. L’alimentation animale, volaille en tête, n’est pas non plus en reste. Dans ce contexte, la France a lancé le plan protéines végétales 2014-2020 pour développer la filière légumineuse et sécuriser les débouchés des cultures pour l’alimentation humaine et animale. Face aux importations massives de soja brésilien, ce plan ambitionne également de structurer la filière pour renforcer l’indépendance protéique de l’Hexagone

Face à l’engouement des consommateurs, les industriels de l’agroalimentaire ne sont pas restés inactifs. C’est d’autant plus vrai que ces MPV jouissent d’un avantage comparatif en termes de prix. A titre d’exemple, la protéine de pois est trois fois moins chère que celle de lait. C’est ainsi que Bell et Danone manifestent leur intérêt pour les protéines végétales susceptibles de s’associer ou de remplacer les protéines laitières. Et les lancements de produits vegans se sont multipliés, à l’image des knackis fabriqués à partir de protéines de pois et de blé chez Herta ou encore de la gamme de plats préparés à base de pavés de soja chez Triballat Noyal…..

Auteur de l’étude : Matteo Neri

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