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Une coopération intercommunale exemplaire

Jean-François Vuillerme

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Une coopération intercommunale exemplaire

une équipe gagnante De g. à d. : deux élus de Bordeaux, Jean-Marc Gaüzere et Jean-Paul Jauffret ; leurs homologues de Mérignac Karine Victor et Régine Marchand ; Xavier Tournellec, directeur du Sivu, et Jean-Yves Clolus, chef d'exploitation.

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Les villes de Bordeaux et Mérignac ont transféré leurs compétences restauration à un Sivu (Syndicat intercommunal à vocation unique). Un choix mûri et ambitieux de service public.

L'une UMP, l'autre socialiste, deux municipalités s'associant pour un grand projet : un symbole fort de ces (trop rares) coopérations intercommunales affranchies des clivages politiques. De surcroît, dans un domaine, la restauration, où les villes font plutôt bande à part. On n'y dénombre pas plus d'une dizaine de Sivu.

Au regard des habitudes locales, l'accord n'est pas surprenant. Les deux maires ne travaillent-ils pas déjà sur de gros dossiers, tels que le tramway ? Alain Juppé, maire de Bordeaux, n'est-il pas président de la Communauté urbaine de Bordeaux (Cub), et Michel Sainte-Marie, son alter ego mérignacais, vice-président ? Pourquoi alors « cette cogestion » n'aurait-elle pas convenu à la restauration municipale ?

un intérêt majeur mutuel

L'ouverture d'esprit et le pragmatisme des élus girondins ont donc été la première cause de ce rapprochement. Mais encore fallait-il qu'un projet se dessine pour qu'ils l'exercent à nouveau. Or, l'une et l'autre municipalités avaient une excellente raison de mutualiser la production de leurs 3 millions de repas annuels. Leur besoin de modernisation des cuisines était concordant et concomitant. Et après une rapide analyse des effets probables, chacune trouvait un intérêt majeur et équilibré à faire équipe ensemble.

« Notre cuisine centrale n'était plus aux normes, reconnaît Jean-Paul Jauffret, adjoint au maire de Bordeaux, délégué aux finances et au contrôle de gestion, et président du Sivu. Soit on la rafistolait, soit on construisait du neuf. Mérignac avait le même souci avec ses 6 centres de fabrication. Nous avons pensé dégager des économies d'échelle en partageant une cuisine centrale. Sur l'investissement, déjà, nous sommes gagnants. D'autant plus que la vieille cuisine centrale va être rasée et le terrain, situé dans le Neuilly bordelais, sera vendu ». Même son de cloche à Mérignac.

« Un terrain au lieu de deux, un équipement de 18 000 repas au lieu de deux de 12 000 et 6 000, cela revient évidemment moins cher », indique Karine Victor, adjointe au maire de Mérignac en charge des bâtiments et des travaux, et vice-présidente du Sivu.

Sur le fonctionnement aussi, en particulier le personnel, une « rationalisation » leur semblait possible. De fait, le Sivu ne mobilisant[…]

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