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Un robot et un centre d'appel au service des patients valenciennois

FLORENT BEURDELEY

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Un robot et un centre d'appel au service des patients valenciennois

Un robot révolutionnaire, permettant d'automatiser certains process, vient tout juste d'être installé au sein de l'unité centrale de production du centre hospitalier de Valenciennes. Les patients peuvent également choisir leur menu du jour grâce à un centre d'appel dédié.

Il ne s'appelle pas Nono, mais ce petit robot tout juste installé dans la cuisine centrale du centre hospitaliser de Valenciennes est diablement efficace. Pour un investissement de 500 000 €, le directeur des opérations hôtelières sur le centre hospitalier, Philippe Weinstein, dispose d'un outil de premier ordre dans sa chaîne d'allotissement plateau : « Le robot traite 80% des produits. Il met le plateau en place, colle l'étiquette repas, et vient positionner deux des trois éléments qui composent le repas », explique-t-il. Fonctionnant à plein régime depuis un mois, le robot traite 2 500 repas par jour.

 

Un investissement rentable

 

Mais tout n'a pas été si simple... « Il nous a fallu deux mois pour le paramétrer. Et nous avons dû revoir certaines étapes de notre process de production. » L'investissement, assez élevé, va vite s'avérer rentable. Il permet aujourd'hui d'économiser quatre équivalents temps-plein.

Décidément high-tech, cette unité vient également de s'équiper d'un centre d'appel qui permet aux patients de commander la veille leur menu du lendemain. Il emploie quatre opérateurs qui appellent les patients dans leur chambre et prennent leur commande. Une démarche qui s'est effectuée en étroite concertation avec ces derniers. « Nous avons mené une enquête auprès des patients, qui nous a guidés sur une remise en question de nos achats, de notre mode de production, mais aussi de nos méthodes de remise en température. Par ailleurs, la distribution des repas par du personnel hôtelier formé n'était pas en place. C'est chose faite », assure Philippe Weinstein. Du coup, la cuisine propose des formules complètes, comme au restaurant, intégrant un plat brasserie, échangeable avec le plat principal, plus léger, compris dans le menu « équilibre ». Le soir, les patients peuvent se délecter d'un potage enrichi, fabriqué sur place, qui leur procure 300 calories au lieu des 90 calories habituelles.

 

Meilleure application des normes

 

Validé en 1998, le projet de centraliser la production culinaire, avec, en parallèle, la transformation des sites fonctionnant en liaison chaude en cuisine satellite, permettait de répondre à plusieurs objectifs : produire des préparations culinaires en conformité à la législation. Les repas sont désormais fabriqués dans des locaux respectant les normes exigées, assurant une meilleure traçabilité des produits, avec des conditions optimales (introduction de l'informatique à tous les niveaux, de l'achat des denrées à la distribution des repas, pour une meilleure application de la norme H.A.C.C.P. - arrêté de septembre 1997), et améliorant la qualité gustative des repas. L'enjeu principal étant d'optimiser l'outil de production.

Pour les repas servis aux patients, la fabrication se fait en liaison froide selon le principe de cuisson, suivi d'un refroidissement rapide, puis d'un stockage à + 3 °C. Ils sont conditionnés en assiettes operculées et plats à usage unique. Ce système offre plusieurs avantages en terme de qualité. L'utilisation de l'assiette unique, comparée à celle de l'assiette traditionnelle, permet de conserver les plats préparés dans des conditions optimales, de remettre en température sans dessèchement des produits avec une qualité supérieure à celle d'une vaisselle traditionnelle, de restituer le goût des aliments lors de leur consommation chaude ou froide, et de présenter un aspect plus sécurisant pour les patients, car les aliments sont tous protégés. C'est aussi un outil préventif face aux sources de contamination extérieures, il limite le temps passé au dérochage des assiettes dans les offices et aide à mieux gérer la production. Le nombre de repas fabriqués/stockés/consommés est en permanence connu et permet une réactivité immédiate et une gestion plus juste.

1 500 000 REPAS LA CAPACITÉ DE PRODUCTION ANNUELLE 5 M E L'INVESTISSEMENT POUR LES TRAVAUX, 1,3 M E L'INVESTISSEMENT EN MATÉRIEL 1 900 M² DE SUPERFICIE

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