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« Un état d'esprit »

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« Un état d'esprit »

© virginie garnier/Malongo

Un avis que partage Tom Wallis, directeur et fondateur de la chaîne Alto Café, pour qui le coffee shop est d'abord un état d'esprit : « Plus de 300 000 E par mètre carré : c'est le chiffre d'affaires que nous réalisons sur notre implantation Eurostar. Un record que l'on pourrait difficilement imaginer atteindre avec un simple point café », commente-t-il. Ce qui fait la différence ? « La qualité du café, bien sûr, mais pas seulement : chez Alto, nous considérons que c'est la qualité du service qui constitue l'élément différenciant, notre capacité à installer une véritable ambiance coffee shop, où que nous soyons. »

 

Un « où que nous soyons » qui, avec Alto, prend toute sa mesure : référence en matière de corner café à « mobilité sédentaire », l'enseigne française, lancée en 2005 et franchisée depuis 2009, comptabilise à ce jour 30 implantations à travers le pays. Présent aussi bien devant la Fondation Louis-Vuitton en version Alto SpOt que sur la Cop 21 en version Alto Event !, ou encore, et depuis 2015, au coeur même des sièges sociaux de grandes entreprises avec la solution Alto [in]side - entreprises où Tom Wallis affirme avoir doublé le panier moyen, portant de 2 à 3 le nombre de passages quotidiens par personne -, Alto Café ne s'arrêtera pas là. « La compacité de nos modules et leur capacité à s'implanter partout, avec cette unique contrainte de l'accès à une prise de courant, constituent la clé de voûte de notre concept, explique Tom Wallis.

 

Nous travaillons à la création de nano-stations qui nous permettraient d'investir des lieux encore plus surprenants : toits d'immeuble, cités médiévales, stations de ski, mais aussi ,et pourquoi pas, l'intérieur de bus, de taxis ou celui d'ascenseurs ! » Des axes que l'enseigne - à l'instar de Starbucks depuis le lancement de cartes de paiement-fidélité dématérialisées en 2014 - déclinera en version e-café : « Monétique, géolocalisation ou possibilité de commander son café à l'avance par smartphone, l'idée est de répondre aux nouvelles attentes des consommateurs. » Ces derniers, chez Alto Café comme ailleurs, continuent de plébisciter le café-café dans sa version espresso : « Sur la catégorie des boissons chaudes, le café n'a pas de concurrent. Avec Alto, nous avons fait le choix d'une gamme courte. Nous ne souhaitons ni nous développer sur les cafés gourmands ni sur le snacking. Les seuls axes de diversification que nous envisageons sont ceux du chocolat, des jus et des soupes afin de proposer une offre complémentaire sur des créneaux horaires où le café est moins présent. »

 

Mais arrêtons-nous sur la question des cafés gourmands, qui, selon Érika Le Noan, directrice générale illycaffè France Belux, constituent la génération café montante : « Si l'espresso reste n° 1, c'est peut-être parce que les professionnels ne songent pas toujours à proposer autre chose à leurs clients. Lorsqu'un consommateur arrive en CHR, dans 90 % des cas, il n'est pas déterminé sur ce qu'il va consommer, et c'est au restaurateur de l'orienter. » Une orientation que les millennials, tout particulièrement amateurs de cafés gourmands, ont déjà installée : « Nous assistons à une émergence significative des menus café(s), développe Érika Le Noan.Après la première vague durant laquelle l'arabica a pris le pas sur le robusta, après la deuxième vague liée à une montée en qualité du café et marquée par un élargissement des gammes, nous surfons aujourd'hui sur une déclinaison tous azimuts des "menus cafés" : un travail des gammes sur la profondeur avec la multiplication de recettes froides et chaudes, travaillées avec du lait frais, du lait de soja, du lait de coco, des sirops, des arômes... ».

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