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UN ACCORD PORTEUR D'ESPOIR

Jean-François Vuillerme

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UN ACCORD PORTEUR D'ESPOIR

les signataires De gauche à droite, José Castro (FO), Jacques Bellin (GNC), André Daguin (Umih), Didier Chastrusse (CFE/CGC) et Jean-Marie Rabory (CFTC). Jean-François Giraud (CPIH) signera, lui, quelques jours plus tard.

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L'accord signé le 13 juillet modernise des pans entiers de la convention collective des hôtels-cafés-restaurants. En revalorisant fortement ses minima sociaux, la branche espère retrouver l'attractivité dont elle a besoin pour son développement. L'accord doit toutefois être étendu pour devenir obligatoire. Et il a déjà ses détracteurs, déterminés à le faire amender.

C'est un accord historique, comme il s'en signe tous les trente ans dans les HCR. Jugez-en ! Suppression du Smic hôtelier équivalant à une revalorisation de 11 % du salaire minimum, avantages en nature en sus. Instauration d'une sixième semaine de congés payés prise ou rémunérée. Création d'un régime de prévoyance. Définition de la rémunération des cadres... Des mesures propres à redonner de l'attractivité aux emplois dans la branche. Telle est la conviction partagée par les six signataires. C'est aussi celle du gouvernement, qui voit dans cet accord une bonne manière de sortir de l'ornière des 35 heures, en laissant aux salariés la liberté de choisir entre travailler moins et gagner plus.

Ce sont d'abord ces mesures-là qui ont décidé trois des cinq syndicats de salariés représentatifs, FO, CGC et CFTC, à signer l'accord de branche formant le nouvel avenant à la convention collective nationale du 30 avril 1997. « Les enjeux de cette négociation étaient vitaux pour l'avenir de ce secteur, mais les positions extrémistes et démagogiques des non-signataires ont failli la faire échouer », soulignent les trois signataires. Le reproche de la surenchère ne saurait en tout cas leur être formulé. Certes, explique José Castro, secrétaire fédéral de la FGTA-FO, « avec le coup de pouce des allégements de charges et la pression exercée par le gouvernement sur les employeurs, nous avions conscience de saisir une opportunité historique, qui ne se représenterait pas de sitôt, et nous avons tenu bon sur nos revendications essentielles, en particulier la suppression du Smic hôtelier ».

En revanche, les trois organisations considèrent n'avoir pas obtenu gain de cause sur tous les sujets. « Je reconnais que les dispositions sur les heures supplémentaires sont l'un des points faibles, avoue José Castro, et l'absence de contrôle de la durée effective du travail pose un gros problème. Mais nous arrivions à une situation de blocage, et l'Umih ne voulait plus rien lâcher. »

Le coup d'accélérateur de sarkozy

Faisant la somme des acquis, supérieure à celle des concessions, FO, CGC et CFTC, conscientes de leur responsabilité historique, ont préféré signer. « Il fallait avancer, reconstruire cette branche qui revient de loin, conclut le secrétaire de FO, l'absence d'accord aurait été catastrophique pour les salariés et aurait bloqué tous les autres dossiers en cours. » Mais ces avancées ne se résument pas à celles qui ont d'abord séduit les représentants des salariés. Côté employeurs, l'Umih se félicite de la pérennisation des 39 heures, qui met fin au spectre agité des 35 heures. « Nous sommes le premier secteur, déclare-t-elle, à obtenir par la négociation sociale un temps de travail compatible avec ses spécificités et les aspirations des salariés et des employeurs. »

Pleine satisfaction de l'Union aussi sur le volet des heures supplémentaires. Le régime mis en place est en effet plus souple que celui prévu dans la convention collective, avec un contingent de 180 heures (au lieu de 160) pour les établissements permanents, de 45 heures par trimestre pour les saisonniers et une majoration de 15 % pour les 4 premières heures supplémentaires au lieu de 25 %, dès la 40e heure. L'Umih se réjouit également des mesures sur le temps partiel (« des règles enfin adaptées »), le travail de nuit (qui passe de 21 h/6 h à 22h/7h), l'aménagement du temps de travail (modulé sur 1 755 heures par an, et non plus 1 600), les durées maximales quotidiennes et hebdomadaires, et aussi du calendrier d'application, certaines dispositions, comme les jours fériés, n'entrant en vigueur qu'en 2006 et 2007...

Mais[…]

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