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Sodexho accusée de tromperie et de publicité mensongère

La rédaction de Néorestauration
Accusés d'avoir menti sur l'origine de la viande bovine servie dans 209 cantines scolaires marseillaises en décembre 2000, lors de la crise de la vache folle, deux dirigeants de la SRC viennent de comparaître devant le tribunal correctionnel.

Vendredi 11 octobre, le substitut du procureur de Marseille a requis des amendes d'un montant de 37 500 euros à l'encontre de Jean-Michel Dhenain, directeur de Sodexho Europe et président de la cuisine centrale de Marseille, et de Frédéric Carlier, directeur de la filiale Société marseillaise de restauration et service (SMRS). Ces deux responsables de Sodexho comparaissaient pour "tromperie et publicité mensongère" pour des faits remontant à décembre 2000, en pleine crise de la vache folle.
Dans une note d'information accompagnant les menus de ce mois, la SRC s'engageait auprès de la ville et des parents d'élèves à n'utiliser que des bovins nés, élevés et abattus en France, âgés de moins de 4 ans, dans les menus des 209 cantines scolaires qu'elle sert. Autrement dit, des animaux nés après l'interdiction des farines animales, ce qui excluait tout risque de contamination par le prion de l'ESB. Or, des contrôles des services de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes effectués entre décembre et mars 2001 démontraient que l'âge moyen des bovins était de 8 ans, le plus vieux ayant 19 ans.
Le substitut du procureur n'a pas reproché à Sodexho d'avoir commercialisé des produits contaminés mais d'avoir diffusé de fausses informations. L'avocat de la ville de Marseille, partie civile dans le procès, et réclamant un euro symbolique de dommages et intérêts, a plaidé que cette "tromperie grave portait atteinte à l'image de la ville".
Les avocats de Sodexho ont demandé la relaxe, plaidant une ignorance du dossier pour Jean-Michel Dhenain, et la bonne foi de Frédéric Carlier, qui a affirmé s'être basé sur deux documents : une note datée du 7 novembre 2000 du fournisseur (la Socopa), selon laquelle "conformément à la législation en vigueur les farines sont interdites"; et une lettre émanant de la direction de la Sodexho mettant en place une filière "jeunes bovins" dont l'existence ne dépassera pas quelques semaines. Le jugement a été mis en délibéré au 20 décembre.
Par ailleurs, la ville de Marseille a également saisi le tribunal administratif de Marseille pour obtenir la déchéance de la concession de service public des cantines, déléguée à Sodexho jusqu'en 2003. Un marché de 30 000 repas/jour.

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