S comme SURGELES... L'abécédaire Néo 2020

ENCARNA BRAVO
S comme SURGELES... L'abécédaire Néo 2020

© Olga_Gavrilova/PA/GETTYIMAGES

Surgelé. Frais, fait-maison, local, de saison… Rares sont les restaurants à ne pas afficher que leurs recettes répondent à ces nouvelles attentes. Dans un tel contexte, comment un fournisseur de produits surgelés peut-il lutter ? Commençons par écarter une idée fausse. Contrairement à ce que bon nombre de clients croient, l’article D.121-13-1-II du Code de la Consommation souligne que : « Peuvent entrer dans la composition d’un plat “fait maison” les produits qui ont été réceptionnés par le professionnel… réfrigérés, congelés, surgelés… » Si cette technologie est si appréciée, c’est qu’elle présente de nombreux avantages : préservation de tous les nutriments des aliments, à condition que ces derniers soient congelés rapidement, ce sont des produits anti-gaspillage (portionnables…). De plus, la surgélation est en phase avec les objectifs du développement durable, car les produits transformés, transportés et stockés à la bonne température n’engendrent ni surconsommation énergétique ni perte. Le choix est vaste : il existe plus de 7 000 produits surgelés allant des légumes épluchés aux desserts, en passant par les sauces, les herbes, les viandes, les poissons.

une image redorée, mais un avenir encore flou

Il n’en reste pas moins que les produits surgelés souffrent d’un déficit d’image, et ce, depuis des années. Mais même s’ils le cachent, les Français en sont des consommateurs réguliers. Le confinement aura au moins eu l’avantage de redorer l’image des surgelés, car ils ont été capables de dépanner, de remplacer. Et si, une fois pour toutes, il était clair pour tous que la surgélation est une technologie de conservation. Le résultat final sera de qualité dès lors que la matière première utilisée est de qualité. Si le surgelé semble sortir vainqueur de cette période de confinement, le rebond du rayon n’est pas encore garanti pour l’avenir. Selon Daniel Ducrocq, directeur des services à la distribution de Nielsen France, « cela dépendra surtout de la fréquence à laquelle les consommateurs se rendront en magasin – si elle reste en deçà de l’avant-confinement, la reprise du surgelé sera durable. L’ensemble de la technologie surgelée a le vent en poupe, une tendance totalement nouvelle pour le rayon après des années de recul ». ?

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