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S'adapter et anticiper côté fournisseurs et distributeurs

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S'adapter et anticiper côté fournisseurs et distributeurs

Man holding box of fresh seasonal vegetables, St.Brides Spa Hotel, Saundersfoot, Pembrokeshire, Wales, UK

© Huw Jones/Getty Images

Les fournisseurs, en dix ans, se sont concentrés, comme le prouve l'étude de Food Service Vision. Avec un chiffre d'affaires moyen de 1,7 Md E, les entreprises du top ten « représentent 61 % du business », explique François Blouin, contre 49 % en 2007. Pour y arriver, ils ont procédé par croissance externe, se sont diversifiés, les grossistes du frais vers le surgelé, le cash and carry vers le surgelé et la boisson, le généraliste vers le surgelé... Ils ont enrichi leur offre avec 28 % de références en plus, l'ont segmentée par cible, par niveau de gamme ; développé la MDD (elle compte pour 19,3 %), les produits bruts, le nombre d'insertions promotionnelles, et parmi elles, la gratuité. La partie services est aussi largement déployée, qu'elle concerne la cuisine ou le service au client (programme de fidélité et e-commerce). Pour demain, François Blouin table sur l'arrivée de nouveaux entrants...

 

Ce qui se confirme dans l'univers des boissons, avec le développement de la culture bière et l'apparition de jus et soft originaux. L'enjeu : la différenciation, car « si ce n'est pas différent, c'est toujours trop cher », estime Didier Cagé, de DistriBoissons. Les distributeurs de l'agroalimentaire doivent de plus en plus proposer des logiques de services métier par métier (indépendant, franchisé...), précise Alain Gauthron, de France Frais. Côté prix, la bataille se révèle de plus en plus forte. Dès qu'un distributeur se lance sur un marché qui ne lui est pas historique, il va baisser les prix et devenir acteur de la déflation.

 

Les axes de développement des enseignes influent sur leurs achats. Chez McDonald's, Rémy Rocca, le directeur achats, qualité et logistique, accompagne ainsi les démarches environnementales et la segmentation des menus (moins de 5 E et menus premium à 14 E), avec deux références par exemple pour un même produit ; il source au maximum français, « mais il y a des enjeux de réalité par rapport à la disposition des ressources et la gestion des risques qui nous emmène à acheter ailleurs ». France de Sambucy, directrice des achats de Sodexo met en avant le local « qui, pour beaucoup, signifie petits producteurs, alors qu'en réalité, c'est une notion géographique, cela permet au tissu économique d'une région de se développer ». Et nécessite d'éduquer le consommateur pour qu'il ne demande plus de tomates en hiver. Elle rappelle d'autres notions de bon sens, comme le fait que la fraîcheur n'est pas une garantie de qualité par rapport au surgelé, que la montée en gamme, c'est bien, encore faut-il « que les clients soient prêts à payer plus cher ».

 

Les professionnels de la CHD qui adhèrent à GS1, comme Sodexo, Nestlé, Transgourmet, et Mondelez, travaillent à la standardisation des fiches produits, d'autant plus importante qu'est entrée en vigueur la réglementation INCO sur les allergènes, et que le deuxième étage de la fusée arrive en 2016, sur l'information nutritionnelle. Cette fiche produit, qui entre en phase de test, sera mise en oeuvre à plus large échelle courant 2016. Ou comment améliorer la qualité de l'information et la fluidité des échanges.

 

Certains acteurs de la RHD externalisent leur logistique. Boco et les plateaux repas Room Saveurs ont confié cette étape à Toutadom. Celui-ci s'engage à assurer l'approvisionnement des restaurants et la livraison aux clients, le respect des délais de livraison, le suivi en temps réel, la maîtrise des contraintes d'accessibilité.

 

24 % Le pourcentage de millenials en Europe, la génération que tous les professionnels scrutent. Source : Bento

32 % La part de produits bruts dans les promotions des distributeurs, un phénomène en expansion avant même la mise en oeuvre du décret sur le fait-maison. Source : Food Service Vision

14 Le nombre de burgers que le Français consomme par an, soit 6 de moins que son voisin britannique, preuve, si besoin était, du potentiel du segment. Source : NPD

 

+ 4 % La hausse du nombre de visites pour la livraison au cumul annuel mobile à septembre 2015. Source : NPD

 

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