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Retour à la case départ et aux 39 heures dans les CHR

Paul Fedele
L'amendement déposé par l'UMP pour le retour à la semaine des 39 heures dans le secteur, a été adopté mercredi par la commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale. Tollé du côté des salariés qui arguent un problème de droit. Satisfaction à l'
Nouveau feuilleton dans ce qu'on peut appeler la saga de l'automne, sur la réduction du temps de travail. En effet, l'amendement proposé par l'UMP pour ramener à 39 heures la durée légale du travail dans le secteur (alors que le Conseil d'Etat avait rendu une décision dans les sens des 35 heures), a été adopté mercredi par la commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale. Logiquement, la majorité devrait suivre. D'autant que l'amendement a reçu l'aval du Premier ministre Dominique de Villepin et de son ministre de l'Emploi, Gérard Larcher. Cet amendement déposé dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité Sociale, rétablit, du moins provisoirement (jusqu'à un accord entre les parties), les termes de l'accord de juillet 2004. A savoir : les 5 jours de congés payés et les deux jours fériés (il ne dit rien sur la modularité, le travail de nuit...). De quoi installer une confusion la plus totale. « On est en train d'attiser les braises et on applique la politique de l'autruche », nous confie Didier Chenet, président du Synhorcat, pour qui, si cette action part d'un bon sentiment, elle s'avère très maladroite. « Nous voulions un décret qui fixe la durée du travail hebdomadaire à 39 heures provisoirement. Le temps de discuter avec les partenaires sociaux. C'est finalement un choix qui nous rend très inquiets pour la suite des négociations, avec une décision qui a toute les chances d'être retoquée par le Conseil constitutionnel ». Et Didier Chenet a toutes les raisons d'être inquiet à entendre la réaction des syndicats de salariés pour qui cette décision est un vrai scandale. Et Stéphane Fustec de la CGT de s'élever : « Comment peut-on légiférer contre une décision d'une haute juridiction ». De l'avis du syndicaliste, ce rebondissement ne va certainement pas dans le sens de l'apaisement. Bien au contraire. "Et les esprits sont loin d'être apaisés pour même songer à  ouvrir de nouvelles négociations". Pour Johanny Ramos de la CFDT, c'est la cacophonie la plus complète : " On a confondu Code du travail et Code de la sécurité sociale. Personne ne sait aujourd'hui quoi appliquer et dans quelles conditions". Au moment où le Chef de l'Etat prône le dialogue social, tout porte à croire que les syndicats, CFDT en tête sauront rappeler ce qui se passe dans la branche. Bref, le sujet est loin d'avoir fini de faire couler de l'encre.

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