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RESTAURATION LIVRÉE

Paul Fedèle

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RESTAURATION LIVRÉE

Pizza Hut, qui réalise près de 70 % de son chiffre d'affaires en région parisienne, a souffert du mauvais contexte macro-économique de 2003.

© PHOTO BERTI HANNA/REA

Freiné par une succession d'obstacles, le marché de la restauration livrée a, pour la première fois, réduit le pas en 2003 (+ 4 %), pénalisé par le ralentissement des plus gros opérateurs. Les derniers arrivés sortent leur épingle du jeu alors que de nouveaux acteurs, dont l'hôtellerie, entrent en piste.

Guerre en Irak, grèves, ponts en mai, canicule... autant de raisons qui justifient un millésime 2003 moins bon que prévu. Il faut dire que, depuis plusieurs années, la restauration livrée s'était habituée à des taux de progression flatteurs, portés par la réduction du temps de travail, qui a favorisé les réunions au bureau, et par l'explosion de la restauration nomade. « En 2003, les entreprises ont réduit leur train de vie et les difficultés à répétition ont créé de vrais trous d'activité », expliquent les opérateurs les plus touchés. Résultat : les 10 premiers réseaux de pizza livrée n'affichent qu'un timide 2 % de hausse, avec un CA global de 168,28 MEet un solde d'ouvertures n'atteignant que 25 unités. Même tendance pour le marché du plateau-repas qui, avec 1,3 million d'unités livrées, ne progresse que de 10 %, contre 17 % en 2002, essentiellement tiré par le dynamisme des nouveaux opérateurs.

Pizza : un marché en friches pour les cHaînes

Sur 720 millions (1) de pizzas consommées par an en France, soit 1,9 million par jour, la RHD, livraison incluse, s'octroie 68 % du gâteau, soit 420 millions d'unités vendues. Ce marché, dominé par les indépendants, reste encore en friches pour les chaînes qui ne totalisent que 365 points de vente dans l'Hexagone. Reste que, lorsque le poids lourd du secteur s'enrhume, c'est tout l'échantillon qui tousse.

Ainsi, avec une chute de près de 7 % de son CA en 2003, à environ 81 ME, et la fermeture de 3 magasins, Pizza Hut a particulièrement pâti du contexte macro-économique qui, de l'avis de Bruno du Jardin, directeur marketing, a lourdement pesé sur ses résultats. Le réseau a aussi rencontré quelques turbulences cette même année dans son état-major avec le départ de son PDG, Burkhart Frantz, et de la responsable franchise, Marie-Agnès Sommet (aujourd'hui chez Speed Rabbit Pizza), respectivement remplacés par Franck Hayes et Philippe Schuller. L'enseigne, qui a amorcé en 2002 une mise en franchise de son réseau, a converti 8 magasins en 2003, portant à 14 le nombre de franchisés.

Autre contre-performance, Telepizza a non seulement terminé l'année 2003 avec 5 magasins en moins mais, coup de[…]

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