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Quel papier pour faire bonne impression ?

HÉLÈNE SUAUDEAU

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Quel papier pour faire bonne impression ?

Lourd, pelliculé, mat ou brillant, grainé... Le choix du papier est important, car une carte se veut la vitrine d'un établissement.

© © Hemant KULKARNI / FOTOLIA

Taux de prise en main quotidien, fréquence de renouvellement, budget... De nombreux critères sont à prendre en compte dans le choix du papier d'impression d'une carte. Un élément important qui a son impact sur la clientèle.


« La carte, principal outil de vente, est aussi la vitrine du restaurant, car elle en reflète l'image, rappelle Thierry Poupard, consultant en marketing-vente. Elle doit donc être en harmonie avec l'établissement en termes de style, de graphisme et de couleurs. » Une cohérence qui rassure le client. À condition toutefois de présenter une carte impeccable. Traces de doigts, tâches de gras, pliures, rayures, coins cornés sont autant de négligences rédhibitoires. « Depuis 2000, les restaurateurs consacrent de moins en moins d'argent à leur carte, pas toujours très belles ni très propres », constate Bernard Boutboul, directeur de Gira Conseil.

UN INSTRUMENT MARKETING

Certes, la carte reste un instrument marketing pour les chaînes, « qui choisissent un papier de grande qualité pour leur impression en quadrichromie avec photographies. » Les restaurants gastronomiques optent quant à eux « pour un papier lourd, pelliculé mat, donnant une impression haut de gamme, renforcée par la sobriété des couleurs », poursuit Bernard Boutboul. « Dans ce type d'établissement, on peut utiliser des papiers d'art avec des finitions grainées ou des linéatures, ou encore avec des incrustations, et ne pas les pelliculer, confirme Pascal Rémy, PDG de Graphimage(1). Ils sont environ une fois et demi plus chers, mais on n'imprime pas en quadrichromie, ce qui modère les coûts. » Sans compter qu'en raison du taux de fréquentation, les cartes sont peu nombreuses et peu utilisées. « Par ailleurs, du fait de la baisse des coûts d'impression, on achète un imprimé au même prix qu'il y a dix ans, voire moins cher. »

Si le nombre de couverts est important, le papier, d'une épaisseur minimale de 350 g/m² pour plus de rigidité et de solidité, doit être pelliculé(2). « Après le brillant, la tendance est maintenant au pelliculage mat, qui donne des tons très chauds et un toucher peau de pêche agréable. » Dans ce cas, la planéité du document importe. D'où l'emploi de papiers calandrés mats ou brillants, peu sophistiqués. « Quelque 80% des papiers permettent d'imprimer des photos », note l'imprimeur parisien Rapido Color. À condition d'utiliser du papier blanc pour ne pas dénaturer l'image.

UNE IDÉE, LA PLASTIFICATION

D'autres supports d'impression sont possibles, comme le polypropylène, même en quadrichromie. Un matériau que l'on peut « rainer » pour le plier, avec pour résultat une carte lavable et durable. Il est souvent choisi par les cafétérias. Autre solution : la plastification. La rigidité est alors apportée non plus par le papier, mais par le plastique. « C'est un travail un peu plus artisanal réalisé sur de petites séries, précise Pascal Rémy. Certains restaurateurs le font eux-mêmes. »

(1) Studio de création graphique et agence de communication spécialiste de l'hôtellerie et de la restauration.
(2) Par application d'un léger film plastique.

AUTOGRILL PASSE L'ÉPONGE

« Nos cartes sont très manipulées, indique Odile Winghart, chef de produit services à table chez Autogrill. Nous avons donc choisi de les faire imprimer sur un papier très épais, qui est pelliculé. Cela permet de les nettoyer d'un coup d'éponge. » Elles sont renouvelées tous les six mois. « Entre temps, pour nos animations, nous y glissons simplement un encart, sous forme de feuillet volant, pelliculé ou non selon la durée de l'opération. »

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