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Principe de précaution

DE YVES PUGET DIRECTEUR DE LA RÉDACTION

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Principe de précaution

© © Bernard MARTINEZ

Cellules de crise, plans d'urgence, commande massive de vaccins : le gouvernement se prépare à la montée en puissance de l'épidémie de grippe A/H1N1. Certains jugent que les ministres en font trop. Le Pr Bernard Debré parle de « grippette ». L'ancien président de la Croix-Rouge, Marc Gentilini, reproche un discours « alarmiste ». Traumatisé par de multiples scandales sanitaires - procès du sang contaminé en 1999 ou vacances du ministre de la Santé lors de la canicule en 2003 -, le gouvernement ne veut pas être pris à défaut et applique à la lettre le « fameux » principe de précaution.

Dès le 3 juillet, le ministère du Travail a émis la circulaire DGT 2009/16 relative à la pandémie grippale. Elle rappelle l'absolue nécessité de construire un plan de continuité d'activité en se basant sur des « scénarios » d'absentéisme théoriques. Concrètement, les restaurateurs doivent informer les salariés, expliquer les mesures d'hygiène, acquérir le matériel en quantité suffisante (notamment les masques FFP2), former le personnel, prévoir les mesures destinées à pallier la baisse des effectifs, aménager le temps de travail ou envisager le télétravail... Certains l'ont déjà fait. D'autres, les plus petites structures, renâclent par faute de temps et/ou de moyens.

Sans céder à la panique, il faut garder à l'esprit que plus de 6 500 restaurants mexicains n'ont pas survécu aux pertes subies. Plus de 55 000 emplois ont été perdus. En pleine crise, les autorités ont décrété la fermeture des cafés et restaurants de la capitale, mais aussi d'autres localités. Résultat : le produit intérieur brut (PIB) a chuté de 10,3% au deuxième trimestre.

Au niveau mondial, une pandémie générerait une facture de 0,7% à 4,8% du PIB. 70% des coûts économiques seraient causés par l'absentéisme et les efforts déployés pour éviter l'infection ! Dit plus crûment, il existe un risque que les restaurants soient désertés par les salariés et boudés par les clients. Pas de quoi rassurer une profession à l'équilibre déjà fragile... Certains pourraient ne pas passer l'épreuve. D'autres sont armés pour résister. Soit parce qu'ils sont bien préparés, soit parce qu'ils sont sur le bon créneau. Celui où les clients sont certains de ne pas rencontrer... d'autres clients. Par exemple, la restauration livrée (lire le dossier page 38), mais aussi la restauration rapide avec drive-in.

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