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Pour Grégoire Ambroselli, cofondateur de Choco, « Notre plateforme a convaincu le marché »

YANNICK NODIN
Pour Grégoire Ambroselli, cofondateur de Choco, « Notre plateforme a convaincu le marché »

© Alexis Anice

 

Quatre ans après sa création, Choco, spécialiste de la gestion de commandes, accompagne quelque 15 000 restaurateurs et plus de 10 000 fournisseurs dans les 6 pays où la plateforme est déployée. Et forte de la réalisation d’une levée de fonds de série B2 d’un montant de 102 millions d’euros, menée en interne par le fonds américain G-Squared, aux côtés d’Insight Partners, et annoncée ce matin, la plateforme, ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Explications avec Grégoire Ambroselli, cofondateur de Choco.

Journée très particulière pour Choco, puisqu’avec cette levée de fonds, la plateforme devient une licorne, valorisée à 1,12 milliards d’euros. Une première réaction ?

C’est effectivement un jour particulier, puisque nous fêtons à la fois le 4ème anniversaire de Choco, et son passage au statut de licorne avec la réalisation de ce nouveau financement, six mois après une précédente série B de 82,5 millions d’euros. En quelques années, notre solution de gestion des commandes, ciblant dès l'origine la réduction du gaspillage alimentaire en restauration, a convaincu le marché, ses investisseurs et ses opérateurs. Aujourd’hui, plus de 15 000 restaurants et 10 000 fournisseurs utilisent Choco au quotidien, en France, Allemagne, Etats-Unis, Belgique, Autriche et Espagne. La chaîne d’approvisionnement reste encore peu digitalisée en restauration. Beaucoup d’établissements fonctionnent avec des commandes passées sur papier, des messages sur répondeur laissés chez leurs fournisseurs après le service du soir. C’est chronophage, source d’erreurs et de gaspillage alimentaire. Choco apporte des réponses aux établissements sur chacun de ces points.

Concrètement, comment fonctionne Choco ?

L’enjeu de fond pour nous est d’accompagner la digitalisation de la chaîne d’approvisionnement, et de le faire via une app simple et intuitive, qui permet aux restaurateurs d’accéder au catalogue de leurs fournisseurs, ou à des listes personnalisées, et bien sûr modifiables, sur leurs produits, sur les produits alimentaires bien sûr, mais aussi les boissons, les packagings ou encore les produits d’hygiène et d’entretien. Concrètement, nous rassemblons sur un canal unique l’ensemble des commandes passées chez leurs différents fournisseurs. Pour les équipes en restaurant, c’est une vraie source d’améliorations des conditions de travail, de productivité, d’économies aussi. Et c’est gratuit, que l’on soit un établissement indépendant ou chaîné. La gratuité, à la base du modèle freemium, et la praticité de Choco nous permettent de garantir aux fournisseurs l’adhésion de leurs clients à l’outil, et de les aider à basculer eux aussi sur des approvisionnements digitalisés. Ils peuvent soit le faire de façon là aussi, gratuite, recevant un email pour chaque nouvelle commande passée auprès d’eux, ou accéder à des fonctionnalités payantes, comme l’intégration de Choco à leur ERP, pour un suivi des stocks en temps réel.

Quel est l’accueil réservé à l’outil en France ? Dispose-t-il de fonctionnalités intéressant la restauration chaînée ?

Nous connaissons une croissance exponentielle sur nos marchés, y compris en France, où 5 000 restaurants, et 3 000 fournisseurs environ, sont aujourd’hui utilisateurs du service. De la même manière que l’on trouve sur notre plateforme des petits producteurs locaux comme de gros faiseurs, tous types d’établissements trouvent un intérêt à la rejoindre, en restauration rapide comme en service à table, sur de petits tickets comme en tables étoilées. Parmi eux, les chaînés, 20% environ des établissements utilisant Choco, sont encore nombreux à fonctionner encore avec des commandes papier. Ils apprécient la flexibilité d’utilisation de l’outil, qui permet de déléguer sur différents postes la prise de commande, avec des accès différents, et sans risque de doublons, puisque tout est actualisé en temps réel. Choco est aussi un service intéressant pour outiller rapidement leurs partenaires franchisés, et consolider leurs achats, plutôt que déployer des outils propriétaires pas toujours simples d’utilisation, et d’installation. Il y a aussi une traçabilité sur ce qui se passe à la commande, les délais, les quantités, qui intéresse ces opérateurs dans leurs suivis. Nous apportons une simplification dans la gestion de commandes, qui permet à chacun, dans des restaurants chaînés mais aussi chez tous nos utilisateurs, de mieux se concentrer sur l’essentiel de son métier.

Quels sont vos objectifs avec la réalisation de ce financement ?

Nous allons continuer à travailler sur l’amélioration de notre outil, en apportant encore de la valeur et des fonctionnalités. Notre nom vient d’une région colombienne, le Chocó, qui a cette particularité d’être un écosystème à part entière, autosuffisant. C’est une source d’inspiration pour la plateforme, que nous allons peupler de nouveaux services, et y gagner en efficacité sur la chaîne d’approvisionnement. Nous réfléchissons en ce moment à intégrer le paiement des commandes à l’application, qui nous a été demandée, par les restaurateurs comme leurs fournisseurs. Nous ne prétendons pas imposer aux professionnels notre vision d’une chaîne d’approvisionnement digitalisée, mais au contraire la construire avec eux en répondant à leurs besoins. Il s’agit aussi d’investir sur nos équipes pour être présents d’ici fin 2023 dans les 50 plus grandes capitales dans le monde. Nous avons dès le départ souhaité ce déploiement à l’international, c’est la juste échelle pour apporter notre part à la réduction du gaspillage alimentaire. Propos recueillis le 11 avril 2022

 

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