Pour Adrien de Schompré, co-fondateur d’OFC, « Nous apportons un modèle phygital rapprochant les marques de leurs clients »

YANNICK NODIN
Pour Adrien de Schompré, co-fondateur d’OFC, « Nous apportons un modèle phygital rapprochant les marques de leurs clients »

Un an après sa création, Original Food Court compte 5 food-court digitaux, opérant en livraison et VAE quelque 14 marques en vue. Et ne compte pas s’arrêter là, avec déjà 12 points de vente hybrides dans les tuyaux d’ici la fin de l’année, et de premières ouvertures en franchise pour 2023. Retour sur le modèle original d’OFC et sa feuille de route, avec l’un de ses trois fondateurs, Adrien de Schompré.

Où en est Original Food Court, un an après sa création ?

Nous opérons cinq points de vente hybrides, dont quatre à Paris et un à Lille, sur un portefeuille qui a doublé, passant de 5 marques pour notre première ouverture à Boulogne, à 14 actuellement. La proposition d’OFC s’appuie sur des partenariats exclusifs en livraison, conclus avec des marques « physiques ». Nous avons le sentiment d’apporter cette proposition au bon moment, avec un concept très descriptif, puisque nous sommes un food-court digital, qui a cette capacité de rapprocher des offres et des enseignes de leurs clients, tout en permettant aux opérateurs de se concentrer davantage sur l’expérience en restaurant. En termes de performances, nous aurions réalisé en 2021 10 millions d’euros en chiffre d’affaires embarqué (NDLR : au prorata des jours d’ouverture), soit entre 2 et 2,5 millions d’euros par site en année pleine.

Avec quelles enseignes cherchez-vous prioritairement à conclure des partenariats ?

Nous souhaitons apporter une offre qui ait du sens, que ce soit beau et bon, et que cette offre puisse s’adapter aux marchés locaux. Nos partenaires opèrent leur marque essentiellement en consommation sur place, identifiée et reconnue sur la qualité de leur produit, que l’on peut  adapter à la livraison, dans les recettes, les prix, les packagings. C’est un cœur d’offre plutôt premium, fast-casual, qui est en prise avec cette tendance monoproduit et cette attente du consommateur, en point de vente comme en commande en ligne, d’avoir un expert en face de soi. Nous travaillons aussi avec des partenaires dont on sonde les objectifs sur le développement de leur marque. Tout l’intérêt est d’avancer ensemble, et d’apporter dans les villes où nous opérons un modèle phygital, auprès de clients qui peuvent avoir envie de consommer une marque de différentes façons, que ce soit en restaurant, chez soi, ou en take away. Sur ce point, nous avons d’ailleurs fait évoluer notre proposition, en complétant l’offre par de la VAE et du click & collect, dans des points de vente dont nous avons fait évoluer le format.

C’est-à-dire ?

Nous étions au départ sur des surfaces de 250-300m², nous ouvrons et allons ouvrir des food-courts plus compacts, 150-180m² avec 20-30m² dédiés à la VAE, chaque site opérant entre 6 et 8 marques, au lieu de 10-12. C’est un format intéressant pour aller chercher des emplacements plus près des flux, et faire grimper la part de la VAE dans le mix, 10% des ventes actuellement, tout en conservant cette capacité des marques à attirer des commandes en ligne. Il va aussi nous permettre aussi de mailler plus rapidement les agglomérations que nous visons, pour performer sur les temps de livraison, notion-clé sur les plateformes. Et ce format a l’atout supplémentaire de ne pas remettre pas en cause notre modèle de production. Nous avons construit une organisation spécifique des équipes pour opérer en multi-marques, en tirant parti d’une restauration rapide qui s’appuie beaucoup sur les process. Cela permet de mutualiser les postes, des sushis aux poké bowls, ou du burger au poulet frit par exemple, et d’optimiser les surfaces en production. Derrière, il y a un vrai besoin de formation. Tout nouvel opérateur reçoit une formation de 2 à 4 semaines, assurée par une équipe de 8 formateurs en interne, et ces effectifs vont suivre le développement d’OFC.

Sur ce point, OFC s’est récemment ouvert à la franchise, sur quelle feuille de route ?

Nous avons d’abord voulu regrouper autour de nous des marques*, rassurer nos partenaires, apporter la meilleure conception possible à nos cuisines, optimiser nos opérations, en somme éprouver notre modèle avant de l’ouvrir à la franchise. L’accueil à cette proposition lors du dernier Franchise Expo a été est très bon, avec une centaine de contacts qualifiés, qui ont une compréhension de la valeur ajoutée du concept, urbain et de proximité. Les premières ouvertures en franchise se concrétiseront en 2023. D’ici là, nous allons continuer d’avancer en propre, à Nancy, Marseille, Lyon, Bordeaux, Rennes, Nice, Montpellier… Une douzaine de food-courts digitaux ouvriront d’ici la fin de l’année, l’idée étant dans chacune de ces villes d’apporter un maillage qui nous permette d’assurer les meilleurs temps de livraison, avec trois OFC à Lyon, deux à Montpellier, trois à Nantes par exemple.

Avec, pour performer sur les plateformes, un autre atout, celui de la commande multi-marques ?

Effectivement, le marché de la livraison est très dynamique, et peuplé, et il est intéressant d’apporter dans ce paysage à la fois des marques bénéficiant de nombreux relais sur les réseaux sociaux, et à ce titre attendues par les consommateurs, et des services nouveaux, comme la commande multi-marques que nous sommes les seuls à proposer sur les plateformes via la marque OFC. C’est une offre qui correspond complètement aux attentes des consommateurs, et pèse déjà, avec les commandes passées en direct sur notre site, 8% de nos ventes.

*Marques opérées par OFC :ABC, Bambou Kitchen, Bricktop, Clasico Argentino, FTG by Greg Marchand, Grazie, Matsuri, Poke by Matsuri, Pizz’Aria, PNY, Sushi Daily, Waj Californian Food, Yoom Gua Bao & Rice Box, Panuozzi by Grazie

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