Paiement à table et pourboire dématérialisé… Le groupe JDC S.A étoffe ses solutions

SABINE DURAND

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Paiement à table et pourboire dématérialisé… Le groupe JDC S.A étoffe ses solutions

Michaël Rabut, dg de JDC SA

Leader de l’encaissement et de la monétique (hors banques), l’entreprise bordelaise poursuit son développement. Et imagine de nouvelles solutions qu’elle teste en amont dans ses 2 restaurants dédiés.

Depuis deux ans et demi à la direction générale du spécialiste du matériel pour point de vente quand son père -et fondateur de l’entreprise en 1989- Eric Rabut en assure la présidence, Michaël Rabut a développé le caractère tech du groupe JDC SA : développées en interne ou fruits d’acquisitions, de nouvelles solutions intègrent progressivement l’écosystème mis en œuvre pour les clients. Il raconte…
Comment décririez-vous JDC ?
Nous avons deux activités principales, l’encaissement depuis l’origine de l’entreprise, la monétique depuis les années 2000 [sécurité magasin, dosage de boisson, pesage, HACCP et monnayeur automatique complètent le portefeuille de solutions pour les points de vente, ndlr]. Avec nos 1000 collaborateurs, 41 agences nationales, nous avons 150 000 clients actifs, dont 30 % dans la restauration. Nous avons une croissance moyenne de 10 % par an, pour un chiffre d’affaires de 140 M€… Et comme c’est quand tout va bien qu’il faut investir, c’est ce que nous faisons, que ce soit pour procéder à des acquisitions, ou pour recruter des développeurs, ce qui nous permet d'innover et d’accentuer encore notre culture digitale, notre côté tech.
Vous procédez par rachats, dites-vous. Lesquels ? 
Nous acquérons toujours des petites structures qui ont atteint un plafond de verre. Depuis 2017, nous avons ainsi racheté Popina, une caisse enregistreuse sur ipad, Foxorder, un outil de click and collect, Qoodos, une solution de fidélité, Hygiène Expert, une solution hygiène HAACCP, et nous sommes en négociation pour une solution de gestion de planning... Notre objectif consiste à apporter un écosystème complet au client grâce à un catalogue assez large.

En parallèle, vous développez des solutions en interne 
Effectivement, et pour innover, nous avons recruté plusieurs développeurs (ils sont désormais près de 80). Nous lançons ainsi Banana Split, un système de paiement à table par CB, Apple Pay ou Google Pay via QR-code, relié à nos systèmes d’encaissement. Cette solution qui a nécessité de faire travailler 3 à 4 développeurs à plein temps pendant trois mois, a été testée dans notre restaurant pilote en interne avec nos collaborateurs ; cette semaine nous réalisons un test sur les consommateurs finaux avant de généraliser la solution. Avec ce module de paiement intégré, pour lequel nous allons essayer de proposer un taux agressif par rapport aux plateformes de paiement type Stripe ou ADYEN, nous obtenons une meilleure rotation des tables -nous gagnons de 7 à 10 mn par table- ; c’est un gain important.
Parce que vous possédez votre propre site-test  ?
Oui, ça nous permet de tester nos solutions  en amont dans ces restaurants-pilotes plutôt que chez nos clients. C’est plus simple, mais ça reste stressant puisque ce restaurant de pizza napolitaine ouvert en 2019 à Bordeaux, sert quand même 500 à 600 couverts/jour. Il vaut mieux éviter les bugs ! Nous avons ouvert un deuxième restaurant, toujours à Bordeaux, parce que nous avons deux systèmes d’encaissement prioritaires, Jallia et Nova, et que ça nous permet de tester nos solutions sur l’un ou sur l’autre.
C’est là que nous avons testé la fonction de pourboire dématérialisé directement sur TPE : le consommateur accepte ou non de donner un pourboire, et si oui, il peut choisir un pourboire à l’arrondi supérieur, un montant prédéfini par tranches, ou encore de définir lui-même le montant. Cette solution permet d’augmenter les pourboires de 50 %. On réfléchit à mettre cette fonctionnalité également sur Banana Split d’ici à la fin de l’année.
Comment envisagez-vous l’avenir ?
Nous nous sommes fixé un objectif très ambitieux, atteindre 200 M€ de chiffre d’affaires d’ici à 2025. C’est un gap très important mais possible, grâce à une stratégie pertinente qui mixe la proximité avec nos clients grâce à nos antennes régionales -qui nous positionnent à maximum une heure et demie de chaque client-, l’innovation, un catalogue complet pour offrir un écosystème intégré tout aussi complet. En parallèle, nous allons essayer de développer notre part de marché en Europe. Après Barcelone en décembre 2021, nous allons ouvrir un bureau en Belgique en 2022.
Propos recueillis dans le cadre de Food Hotel Tech, juin 2022
Un partenariat avec le Ceproc
Dans le cadre d'un partenariat annoncé fin mai, l'entreprise équipe les 11 laboratoires et le restaurant d’application du Ceproc, Centre d’Excellence des Professions Culinaires. Les 600 apprenants se formeront ainsi à la digitalisation de leurs métiers, en conditions réelles sur une trentaine de nouveaux équipements professionnels d’une valeur de 13 500 €. 
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