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Moins de décibels pour plus de confort

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Moins de décibels pour plus de confort

Le volet acoustique est essentiel en restauration, pour le confort du personnel et de la clientèle. La création d'une atmosphère feutrée et intelligible passe par le choix de matériaux et de mobilier adaptés.

Qui ne s'est jamais retrouvé à la table d'un restaurant bondé, sans pouvoir entendre la personne assise juste en face ? En cause, un grand nombre de surfaces dures (vitres, carrelage, plâtre, béton lisse...) qui permettent de garder l'établissement plus facilement propre et sain, mais qui reflètent les sons émis par les discussions, la manipulation des ustensiles, des couverts ou les équipements (cuisine, laverie, ventilation...). « Le niveau sonore moyen d'un restaurant scolaire est de 85 décibels, soit le seuil de risque auditif, souligne Frédéric Lafage, directeur d'Orfea Acoustique. Il faudrait être à 65-70 décibels pour s'entendre correctement et, du coup, apprécier le repas. » Pour rendre les espaces de restauration plus agréables pour les clients et le personnel, les professionnels (bureaux d'études, acousticiens, fabricants...) ont mis au point des solutions techniques et esthétiques.

« L'idéal est de prendre en compte la dimension acoustique en amont, avec les différents intervenants (architectes, designers, concepteurs), pour qu'elle soit la plus globale possible », poursuit Frédéric Lafage. Mais dans le cas d'une réfection, il existe aussi des solutions, parfois plus coûteuses, mais faciles à installer. Au sol, des revêtements en vinyle, type lino, voire de la moquette pour les établissements plus haut de gamme, qui absorbent davantage le bruit. Pour les surfaces vitrées, des correcteurs acoustiques, polycarbonates transparents ou translucides, peuvent être disposés devant toute partie vitrée ne devant pas être occultée (baies vitrées, verrières, fenêtres...). Au plafond, le bois est un bon compromis. « Dans un salon de thé à Colmar, nous avons installé des plafonds acoustiques en bois ajouré avec la volonté du décorateur de créer une ambiance rustique d'un chalet suisse », explique Pascal Jacquemin, gérant de Pro-Isophony.

 

Un résultat immédiat et personnalisable

 

Du côté de l'ameublement, il est préférable de recouvrir chaises et banquettes avec du tissu de mobilier absorbant. Certains fournisseurs proposent même des « chaises silencieuses » équipées de patins insonorisants et résistants, placés au niveau des pieds. Avec sa nouvelle collection Intrigue, Arte International propose un revêtement mural isolant non tissé. Décliné en trois motifs (rosace, caisson et feuillage) et plusieurs coloris, il possède un effet insonorisant grâce à son procédé de thermoformage. Chez Alyos Technology, la gamme Acoustic associe discrétion et sur-mesure, grâce à un système de revêtements personnalisables à partir de fichiers numériques. « Notre correction acoustique dite invisible, en raison de sa faible épaisseur de 10 mm, permet de conserver la hauteur sous plafond, note le directeur général Michel Waller. Associé à un absorbant complémentaire (molleton), le revêtement micro-perforé peut diminuer le temps de réverbération de deux secondes. » La société innove également avec des baffles acoustiques Easy dBtex, constituées d'un revêtement perméable à l'air. Le coefficient d'absorption acoustique peut atteindre 1 grâce à la mousse de mélamine à l'intérieur du système. « Le textile est repositionnable, ce qui permet l'entretien et le nettoyage, mais aussi le changement d'ambiance, avec une autre couleur, standard ou sur mesure, en ayant recours à la technologie d'impression numérique. » De son coté, Pro-Isophony propose des nappes acoustiques composées d'un isolant et d'une toile en tissu ou en textile, qui se fixent en position baffle ou à l'horizontale. Les plus ? « Elles sont résistantes, facilement nettoyables et imprimables. La toile peut afficher tous types de logos ou d'images permettant ainsi une personnalisation des panneaux acoustiques », conclut Pascal Jacquemin. Autant de solutions simples à installer et qui auront un impact immédiat sur le confort acoustique. Et sur l'appréciation du repas.

 

« Le niveau sonore moyen d'un restaurant scolaire est de 85 décibels, soit le seuil de risque auditif. Il faudrait être à 65-70 décibels pour s'entendre correctement et apprécier le repas. » Frédéric Lafage, directeur d'Orfea Acoustique

 

UN RESTO'ZEN POUR LE BIEN-ÊTRE DES ÉCOLIERS

Parce que le temps du repas doit rester un moment de détente et de convivialité, Elior a créé Resto'Zen, un concept modulable destiné à optimiser le confort acoustique du restaurant scolaire. La société réorganise la salle à manger pour simplifier la circulation, et installe des cloisons acoustiques mobiles pour agir sur les bruits émis par le mobilier. Pour les bruits réfléchis, sont mis en place un plafond suspendu limitant la hauteur sous plafond ou un revêtement de sol souple. Résultat : 20% de bruit en moins en moyenne. « À ce jour, une dizaine de sites ont adopté ce concept. D'autres sont en cours de réflexion », confie Marine Dunoyer, responsable communication restaurant Elior Restauration Enseignement.

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