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MARC MENEAU « J'AI CHOISI DE ME BATTRE ! »

Isabel Gutierrez

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MARC MENEAU « J'AI CHOISI DE ME BATTRE ! »

© Photos : DR et Franck Courtès

Face aux difficultés que traverse son activité, Marc Meneau, chef de L'Espérance (trois macarons Michelin) à Saint-Père-sous-Vézelay ne baisse pas les bras. Il revient pour Néorestauration sur les circonstances de cet accident, livre les grandes lignes de son plan de redressement et tire la sonnette d'alarme sur l'avenir de la haute cuisine en province.

Sonné mais combatif. Un des chefs emblématiques de la haute gastronomie française traditionnelle est encore sous le coup de la décision de liquidation judiciaire du tribunal de commerce d'Auxerre. Mardi 8 janvier, celui-ci a rejeté le plan de redressement de sa société, SDER (la Société des Domaines de l'Espérance à Saint-Père-sous-Vezelay et du Roncemay à Chassy dans l'Yonne). Lui et son équipe étaient pourtant arrivés sûrs d'eux et du plan de redressement qui leur semblait calé. « Tout laissait à penser qu'il serait accepté. Je n'ai vraiment pas compris », déclare-t-il, déçu mais plus volontaire que jamais. Il a d'ailleurs introduit dès le lendemain un appel suspensif, persuadé qu'à Paris le plan aurait plus de chances.

Depuis le 26 juin dernier, date à laquelle la SDER a été placée en redressement judiciaire, Marc Meneau n'a eu de cesse de réfléchir aux moyens de relancer durablement son activité. Son plan a d'ailleurs été homologué par le ministère public. Et il y croit. « Tous nos créanciers ont choisi de nous suivre », se félicite-t-il. Une partie a accepté un abattement de la dette. L'autre a opté pour un étalement sur dix ans.

Et si le chef triplement étoilé ne veut pas évoquer l'ensemble du plan dans la mesure où l'affaire est encore en jugement, il reconnaît que le groupe a prévu un plan de restructuration et mis l'accent sur l'intensification de la politique commerciale en vue d'augmenter la fréquentation. L'embauche d'un ou deux commerciaux est prévue pour, comme il le dit lui-même, « faire venir les gens à nous ». Les besoins sont particulièrement nécessaires pour booster le complexe sportif ouvert en 2004 et qui, reconnaît-il, « est encore loin de faire le plein ». Cette grosse machine, située à 1 h 15 de Paris et 80 km de son restaurant L'Espérance, emploie 35 employés et compte un golf, deux restaurants, un hôtel, un fitness, un sauna... Elle entrerait, selon certains spécialistes, pour une grande part dans la mauvaise passe financière de la société. D'autant[…]

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