Made, l’enseigne de burger premium, s'appuie sur ses 2 points de vente angevins pour amorcer la franchise

SABINE DURAND

Sujets relatifs :

, ,
Made, l’enseigne de burger premium, s'appuie sur ses 2 points de vente angevins pour amorcer la franchise

© Christophe MARTIN

Avec deux points de vente à Angers, l’un en centre-ville, l’autre dans le centre commercial Atoll à Beaucouzé, l’enseigne de burger premium Made se lance en franchise, explique sa cofondatrice Fanny Dubus.

Jonathan Pares et Fanny Dubus, 50 ans à eux deux, ont créé en 2014 un foodtruck dédié au burger premium à Perpignan, qu’ils ont transplanté quelques années plus tard à Angers avant d’ouvrir un restaurant en dur, rue Saint-Lô, dans le centre-ville en 2017. Puis un deuxième en 2019 dans le centre commercial Atoll, à Beaucouzé. Fort de cette double expérience, les deux jeunes lancent en franchise leur concept de burger haut de gamme, que ce soit en termes de food, d’aménagement des restaurants, de packagings (plateau en bois pour la consommation sur place, boîte en carton avec logos Made pour la VAE), ou de communication (présence sur Facebook et Instagram).
MADE est une enseigne de restauration rapide de burger premium : comment cela se traduit-il ?
Les buns fournis par une boulangerie locale, la viande de boeuf française, le cheddar d’Angleterrre etc., nous allons chercher le produit là où il est le meilleur. Et nous développons à partir de là une dizaine de recettes de burgers originales accompagnées de frites maison ou de frites de patates douces, dont nos best-sellers, le burger poulet frit/chèvre miel/confit d’oignons/mayonnaise maison ou le 2014, un burger bœuf, cheddar, confit d’oignon... Nous faisons nous-mêmes la plupart de nos sauces comme notre confit d’oignons et certaines boissons comme les smoothies, les citronnades, les jus pressés, ce qui est une réelle valeur ajoutée. Nous conservons malgré tout un rapport qualité-prix accessible, entre 12,90 et 13,90 € le menu.
Parlez-nous de vos établissements ?
Avec 20 places en extérieur, 35 places assises en intérieur, le décor se veut quali -mur végétal, bois et couleurs sombres, banquettes en cuir-, chaleureux et sensoriel -diffuseur d'odeur, musique, luminaires diffusant une ambiance agréable- et pratique pour les clients -prises de charge, Wifi gratuit-. Nous mettons un point d’honneur à fournir un service de qualité par les produits comme par l’accueil. Que ce soit pendant la commande -commande tactile Tabesto et beeper quand c'est prêt- ou après, nous y mettons tout en place pour satisfaire nos convives. 
Qu’en est-il des conditions de travail ?
Nos collaborateurs (12 en centre-ville, 5 à Atoll) sont au centre de notre attention, ils jouent un rôle majeur dans la réussite de notre projet ; c’est pourquoi nous privilégions des journées sans coupure et avons mis en place la semaine de 4 jours. Nous ne proposons cette configuration que pour le centre ville actuellement car c’est plus simple à gérer au niveau de l’organisation ; le restaurant ferme plus tard et nous avons besoin de plus de monde les après-midi notamment.
Avez-vous des difficultés d’approvisionnement en ce moment ?
Elles concernent principalement l’huile. A l’origine, nous avions un mix huile et graisse de bœuf, nous avions choisi de nous concentrer exclusivement sur l’huile pour développer les recettes végétariennes ; si le problème devait se renforcer, nous reviendrions vers la graisse de bœuf.
Vous parlez de recettes végétariennes, c'est-à-dire ?
Chacune de nos recettes avec steak de bœuf est déclinée en version végétale avec steak de pois signé Beyond Meat. Ces burgers végétariens coûtent en moyenne 1€ de plus. Nous devrions à l’avenir travailler plutôt avec HappyVore (ex-Les Nouveaux Fermiers, ndlr), qui est français et dont la philosophie nous correspond bien. Nous pourrions ainsi offrir des alternatives aux aiguillettes de poulet.
Quel chiffre d’affaires réalisez-vous dans ces deux points de vente ?
Celui situé en centre-ville réalise un chiffre d’affaires de 1,4 M€, celui d’Atoll, inauguré peu avant la Covid et donc fermé très vite, tourne plutôt aux alentours de 600 000 €, ceci d’autant qu’il propose uniquement de la vente sur place ou à emporter. La vente sur place représente 55 % de notre chiffre d’affaires global, mais 60% dans le centre commercial.
Comment ce chiffre d’affaires se répartit-il dans la journée ? 
Ouverts en continu de midi à 22h, un peu plus tard le samedi, nous proposons nos burgers à toute heure de la journée ainsi qu’une carte dédiée à l’après-midi avec une large gamme de smoothies, de jus pressés, de milkshakes, de pâtisseries américaines et nous sommes en train de travailler sur la carte des boissons chaudes, pour diversifier l’offre au-delà du seul café. Dans le centre commercial, nous réalisons 70 % de l’activité le midi, en centre-ville, 30 %... et ça grimpe bien  le soir.
Vous ouvrez la franchise, pouvez-vous nous dire ce que vous en attendez ?
Pour nous, le profil idéal, c’est un couple ou deux associés aux profils complémentaires, où qu’ils soient en France pour trois types d’ouverture, soit en centre-ville, soit en centre commercial, soit en périphérie en drive. Moyennant un droit d’entrée de 25 K€, des frais d’assistance de 10 K€, nous les accompagnerons dans la recherche du bon emplacement ; nous nous engageons à une formation de six semaines. La redevance s’élève à 5 %, la communication à 1 %, sachant que nous souhaitons garder la main sur cette communication.
Propos recueillis en avril 2022
VOS EVENEMENTS
Tous les événements
05
dé - Paris
CONGRÈS RHD 2022

Fidélité, ancrage territorial, expérience…quelles redéfinitions de l’écosystème de la RHD

05
dé - Paris
IN-NEO AWARDS

Primer les acteurs qui participent a l’évolution de la RHD

Nous vous recommandons

Del Arte dévoile son nouveau concept hybride

Del Arte dévoile son nouveau concept hybride

L’enseigne de pizzas du groupe Le Duff inaugure dans la zone d’activités de Joué-lès-Tours un nouveau concept de restaurant alliant service à la table, livraison et « Cafferitivo », un bar ouvert toute la journéeC’est en...

Les Burgers de Colette accélère et s'ouvre à la franchise

Les Burgers de Colette accélère et s'ouvre à la franchise

Formation boulangerie : l'école ANGE se développe avec deux CAP

Formation boulangerie : l'école ANGE se développe avec deux CAP

Mickaël Lipari, fondateur de Crêpe Touch : « 40 % de nos ventes sont faites entre 15 et 18h »

Interview

Mickaël Lipari, fondateur de Crêpe Touch : « 40 % de nos ventes sont faites entre 15 et 18h »