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Luminaires, un choix éclairé

PEGGY CARDIN-CHANGIZI
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Élément déterminant de l'ambiance d'un restaurant, l'éclairage permet de valoriser le décor, de flatter l'aspect des plats. Le choix des luminaires doit tenir compte du design, de l'intensité souhaitée par rapport au standing du lieu, et de la consommation d'énergie.

Ce n'est pas un poste à laisser dans l'ombre. En effet, « l'éclairage compte pour 50% de la réussite d'une décoration », souligne le cabinet Label Études. Mieux vaut donc faire appel à des spécialistes comme des concepteurs d'éclairage ou des architectes d'intérieur pour appréhender globalement le coût de l'installation, en y incluant l'achat, la pose, l'entretien et le coût de l'énergie. Dans tous les cas, il est important d'harmoniser l'éclairage avec le décor et la clientèle ciblée. Il est logique de trouver une ambiance différente dans un restaurant de luxe et dans un lieu de restauration rapide !

À chaque standing son éclairage

La restauration haut de gamme profitera d'un éclairage ponctuel, qui isole chaque table (400 lux en moyenne), et générant une ambiance intimiste par le biais de lampes créant une lumière chaude. « La couleur des mets ne doit pas être dénaturée. Du coup, il faudra choisir un indice de rendu des couleurs supérieur à 90, insiste David Meyer, responsable communication et marketing d'Osram. Et pour obtenir une lumière chaude adaptée à une atmosphère feutrée, une température de couleur inférieure à 3 300 K. »

Dans les restaurants moyenne gamme, on choisira des luminaires plus standards pour l'éclairage général et localisé. « Un niveau d'éclairement de 300 lux est préconisé, poursuit David Meyer. Mais ponctuellement, des sources halogènes TBT peuvent apporter une température de couleur plus chaude et un éclairage plus important. »

Plus la restauration tend vers la simplicité, plus l'éclairage associé devient général et fonctionnel : une implantation régulière de luminaires équipés de tubes fluorescents peut être efficace et assurer un confort visuel suffisant. Cependant, il est toujours possible de faire du « surlignage », c'est-à-dire de créer des éclairages d'accentuation sur des éléments spécifiques du décor : des plantes, un bar ou une série de photos...

Pas de mélange de styles !

Du coté du Syndicat de l'éclairage, on met en garde contre les mélanges : « Un style très moderne avec une température de lumière chaude ou un style rustique et une température de couleur froide ne vont pas ensemble, précise Sébastien Flet Reitz, directeur technique. Une lumière chaude conviendra à un environnement rouge, orange, jaune..., alors qu'une lumière froide s'harmonisera avec un décor vert ou bleu. » Là encore, la vigilance est de mise : une erreur de température de couleur pourra faire paraître une pizza fade ; une erreur de rendu de couleur (qui permet de refléter les couleurs naturelles) donnera une couleur marron à la tomate ! La direction du flux lumineux est également importante : « Il vaut mieux l'orienter vers les murs ou au-dessus des tables afin que les clients soient en mesure de voir ce qu'ils ont dans leur assiette. »

Il faut également faire attention aux angles de lumière pour éviter les ombres et les halos. Dans le cas de restaurants disposant de baies vitrées, David Meyer (Osram) préconise l'installation d'un système de gestion automatisée via des détecteurs. « Selon une quantité moyenne de lumière définie préalablement, les cellules de détection déclenchent l'éclairage ou pas, et l'adaptent en fonction de la lumière naturelle disponible. »

Bien éclairer son restaurant, c'est prendre en compte l'ambiance du lieu et le confort de ceux qui s'y restaurent. « On est dans le sensoriel, car l'éclairage apporte de l'émotion, notamment au moment de la dégustation », conclut David Meyer. Vu ?

« On est dans le sensoriel, car l'éclairage apporte de l'émotion, notamment au moment de la dégustation. Et la couleur des mets ne doit pas être dénaturée. » David Meyer, responsable communication et marketing d'Osram

QUELLE TECHNOLOGIE CHOISIR ?

L'halogène apporte une lumière blanche et brillante. Économique à l'achat, mais pas sur la durée de vie. Économie d'énergie : 25 à 30%. La fluo compacte ou basse consommation est plus économique (80 %). Elle a des formes différentes (globe, tube, spirale, flamme...) et supporte un grand nombre de cycles d'allumages/extinctions selon les modèles. La Led apporte une économie d'énergie de 80 à 90 % et sa durée de vie est impressionnante. Les teintes vont du blanc chaud (type ampoules incandescentes ou halogènes) au blanc froid avec une nuance de bleu pour un coté high-tech ou design.

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