Les négociations salariales dans l'impasse

Patricia Cecconello
Le dialogue est rompu entre l'Union des métiers de l'industrie hôtelière et le cabinet de Gérard Larcher, ministre délégué à l'Emploi. Les deux parties sont en désaccord sur le calendrier des hausses de salaires.
Apparemment le courant a toujours du mal à passer entre André Daguin, président de l'UMIH et Gérard Larcher, ministre délégué à l'Emploi. Ce dernier entend obtenir une revalorisation de la grille de salaires dans le secteur CHR tirant argument du fait que le gouvernement a allégé les charges sociales dans ce secteur depuis un an.

L'UMIH, de son côté, rappelle que cet allégement a permis la suppression du SMIC hôtelier, ce qui a entraîné une revalorisation de 15 % de tous les salaires entrant dans cette catégorie ainsi que la mise en place d'une sixième semaine de congés payés, de jours fériés supplémentaires et d'une contrepartie au travail de nuit.

La modernisation de la convention collective en juillet 2004 s'accompagne donc d'un coût réel pour les entreprises du secteur. André Daguin, qui n'est pas opposé à une revalorisation des salaires, estime donc que celle-ci ne peut être mise en oeuvre tant que le taux de TVA minoré n'est pas effectif. "Sans quoi, nous risquons tout simplement de plonger les entreprises dans des difficultés telles qu'elles ne seront pas à même de respecter les engagements que nous avons déjà pris", souligne-t-il.