Les hôteliers et restaurateurs lancent un appel aux acteurs de l’assurance

SABINE DURAND

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Les hôteliers et restaurateurs lancent un appel aux acteurs de l’assurance

© Serge-Verglas-Productions

A l'arrêt depuis le 15 mars 2020, le secteur de l'hôtellerie-restauration en appelle à la responsabilité et à la solidarité des acteurs de l'assurance pour le soutenir.

Alors que le secteur de l’hôtellerie-restauration est plongé en activité zéro, 98 % des adhérents de l’UMIH se voient refuser par les assureurs toute prise en charge, même partielle, de leurs pertes d’exploitation au titre de la crise actuelle (selon une enquête réalisée par l’UMIH du 1er au 6 avril 2020). Et l’UMIH constate partout « sur le terrain le silence assourdissant des assureurs ainsi qu’une multiplication des pratiques non-responsables et non-solidaires, comme si la crise n’existait pas. Plusieurs initiatives sont nées au sein de la profession pour dénoncer ce manque de responsabilité et sensibiliser l’opinion publique - « Assurez où on va tous y rester ! », « Assureurs… Lâcheurs » ainsi que des pétitions lancées par de grands Chefs (celle de Stéphane Jego, de l’Ami Jean, a déjà rassemblé près de 120 000 signatures le 7 avril, ndlr). Le Gouvernement est conscient du problème et Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et des finances, a souhaité « qu'on puisse aboutir rapidement sur la définition d'un dispositif de catastrophe sanitaire qui puisse être couvert par les assureurs » en précisant que « ça ne pourra s'appliquer qu'à l'avenir et pas au passé » lors d’une audition avec la commission des Affaires économiques du Sénat lundi 6 avril. Mais c’est maintenant que nos entreprises ont besoin d’être couvertes ». Alors que sont même refusées les prise en charge des professionnels détenant un contrat d’assurance intégrant la garantie « perte d’exploitation » dont les exclusions sont trop larges donc en principe nulles, ou ceux incluant le risque épidémique. L’assurance doit beaucoup plus contribuer à la solidarité nationale mise en place depuis le début du confinement. A situation exceptionnelle, efforts exceptionnels !

L’UMIH demande ainsi :


- Un dispositif exceptionnel d’indemnisation pour subvenir en urgence, au moins partiellement, aux graves pertes d’exploitation que subissent les entreprises de la filière. Ce dispositif reposerait sur un mécanisme de fongibilité permettant de puiser dans les fonds des sinistres les moins mobilisés pendant la période de crise pour couvrir les besoins en pertes d’exploitation.
- La reconnaissance juridique pleine et entière de l’état de catastrophe sanitaire dans les futurs contrats d’assurance pour que cette situation inique ne puisse plus jamais se reproduire.

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