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LES ENSEIGNES PRÊTES À REBONDIR

Patricia Cecconello

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LES ENSEIGNES PRÊTES À REBONDIR

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Un vent d'optimisme souffle à nouveau chez les opérateurs qui multiplient les projets à l'horizon 2006. Qu'il soit accessoire ou principal, ce mode de développement est intégré dans toutes les stratégies.

Une majorité d'enseignes de restauration opte, à nouveau, pour la franchise. Depuis 2002, elles se pressent en nombre sur le Salon de la franchise et cherchent à passer la vitesse supérieure. Plusieurs enseignes, jusqu'alors adeptes de la croissance en succursale, annoncent leur volonté de recourir à la franchise afin d'accélérer leur développement. La Brioche dorée, La Croissanterie, Paul mais aussi Courtepaille viennent ainsi grossir les rangs des franchiseurs qui se sont étoffés, entre-temps, avec l'arrivée de La Boucherie, de KFC, de Toastissimo ou encore d'El Rancho. Pizza del Arte, Lina's et, plus récemment, Subway et Pomme de Pain font, à leur tour, leur entrée en scène. Bref, tout le monde, ou presque, veut se franchiser. En 2004, 34 franchiseurs sont recensés, en restauration rapide, contre 27 en 2001. On en compte 39 pour la restauration à table, soit dix de plus qu'en 2001.

Le frémissement du marché de la restauration en 2005 incite les chaînes à se montrer offensives. À commencer par le leader McDonald's, qui ouvrira cette année 35 restaurants et autant en 2006, dont 80 % en franchise, ce qui portera son parc de franchisés à 902 unités en fin d'année. « Nous visons en priorité les agglomérations de 15 000 à 20 000 habitants en première ouverture, indique Manuel Bossu, directeur de la franchise, tout en complétant notre maillage dans les villes à fort potentiel commercial. »

Les contraintes du prix de l'immobilier

La plupart des enseignes partagent un certain optimisme à l'horizon 2006. « Il est toujours malaisé de faire des projections sur le long terme, souligne Jean-Marc Sonolet, PDG de Class'Croûte. Toutefois, d'ici à la fin 2005, nous devrions compter onze franchisés supplémentaires. D'autre part, nous tablons au moins sur sept ouvertures en 2006, situées entre autres à Strasbourg, Rennes, Aix-en-Provence, Tours et Toulouse. Nous souhaiterions investir plus largement Paris et la région parisienne mais, pour l'heure, l'inflation immobilière nous en empêche. » Pour le spécialiste de la restauration livrée, l'horizon se dégage après une période de creux. « Il est certain qu'il y a eu une décélération du marché en 2003, qui nous a conduit à freiner nos implantations », reprend Jean-Marc Sonolet. L'enseigne n'a ouvert que quatre unités en franchise, durant cette période, et autant l'année suivante, une moyenne inférieure à ses prévisions.

Même son de cloche chez El Rancho. Alain Nicolas, directeur de la franchise, reconnaît sans ambages : « Nous avons noté, comme l'ensemble des acteurs du secteur, un tassement de la croissance. Cela nous a d'ailleurs conduit à être prudents car nous sommes lucides sur les difficultés du marché. Compte tenu de la conjoncture, nos ambitions demeurent raisonnables avec une moyenne de trois ouvertures par an. Néanmoins, nous sommes exigeants sur le choix des sites en nous focalisant sur la région parisienne et en recherchant des emplacements n°1. » L'enseigne tex-mex a procédé à trois ouvertures en 2004, dont deux en franchise, Torcy et Italie II, mais elle ne créera pas d'implantation en franchise en 2005. Elle espère, toutefois, rebondir en 2006 avec trois ou quatre restaurants supplémentaires.

Un espoir que nourrit aussi La Mie câline. La chaîne vendéenne, qui connaît un développement soutenu, dans l'ouest et dans le nord-est, avec une quinzaine d'ouvertures par an en moyenne, maintient le[…]

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