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« Les clients choisissent leur plateforme de livraison avant leur restaurant », Gilles Raison, directeur général de Just Eat France

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Sur un segment de marché en forte croissance, mais aussi en pleine phase de consolidation, Just Eat France continue sa progression. Retour sur la stratégie de la plateforme avec Gilles Raison, son directeur général.

Quel est votre retour sur l’année 2018 ?

Nous bouclons 2018 à plus de 7000 restaurateurs indépendants partenaires, soit 2000 de plus que fin 2017. Cette dynamique ne faiblit pas : sur le seul mois de septembre dernier, 500 restaurants supplémentaires nous ont rejoints, dont la moitié d’ouvertures. Il y a une pertinence de la restauration livrée auprès de consommateurs dont 70% sont équipés d’un smartphone, et ont des habitudes de loisirs les fixant à leur domicile. Les restaurateurs l’ont bien saisi et intègrent de plus en plus la livraison à leur business-model. 

 

La livraison assurée par JustEat est-elle un levier de développement pour la plateforme ?

Elle concerne aujourd’hui 1000 restaurants partenaires, sur une soixantaine de codes postaux. Même si l’activité n’est pas rentable, nous endossons ce rôle d’opérateur pour compléter les fondamentaux de notre offre sur un territoire, mais aussi pour répondre à la demande sur de grandes marques qui n’assurent pas la livraison. Il y a aujourd’hui environ 500 points de vente chaînés sur la plateforme, intéressés par notre audience auprès des jeunes femmes et des mères de famille autant que par les commandes générées via l’appli. Aujourd’hui, les clients choisissent leur plateforme avant de choisir leur restaurant.

 

Deliveroo a ouvert cet été ses premières cuisines partagées en France. Est-ce une piste envisagée par Just Eat ?

Nous comptons adresser cette tendance, gourmande en capital, comme partenaire et non comme opérateur. Le principe de la cuisine partagée est intéressant, il massifie le point de départ. Mais on sent aussi une réticence des restaurateurs à partager avec leurs voisins leur sourcing. L’autre axe pour nous, c’est la technologie : par une personnalisation toujours plus fine, issue d’une connaissance des préférences du consommateur sur parfois deux décennies ; par l’intégration aussi de nouveaux canaux de commande, tels qu’Alexa d'Amazon, déjà lancé en Grande-Bretagne et en Italie. Propos recueillis par Yannick Nodin

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