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Les cadres, une denrée qui se fait rare !

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Il y a pénurie de personnel ! On le dit, on le répète et on l'assène comme une rengaine, histoire sans doute de se rassurer et de mettre des mots sur des maux. Sauf que les remèdes manquent autant que les bras, et plus seulement à des postes d'exploitation. Car la ressource des cadres, plutôt disponible jusqu'alors, commence à se tarir. Et la tendance ne semble pas prête à s'inverser si rien ne bouge. La cause principale, Thibault Cléry, de Michael Page, la rappelle dans l'étude fonctions-salaires des cadres dans hôtellerie-restauration-tourisme parue cet été (lire notre article page 70) : le manque d'attractivité de nos métiers, même à des postes d'encadrement. C'est encore plus vrai pour les directeurs de restaurant. Les rémunérations sont rédhibitoires au regard du poids des responsabilités à assumer et des contraintes de pénibilité inhérentes à la branche. De quoi rester dubitatif pour un jeune qui souhaite embrasser cette carrière. Un baiser de Judas, diront certains d'entre eux au cours de leur formation en école hôtelière, qui les incitera à quitter le secteur au sortir de leur cursus scolaire. Voire, à défaut, de se tourner vers d'autres métiers plus rémunérateurs qui gravitent autour de l'industrie hôtelière.

À cette réalité, vient s'en ajouter une autre d'ordre cette fois-ci générationnelle. Les départs massifs à la retraite de la génération du papy-boom, associée à l'arrivée sur le marché de classes d'âge moins nombreuses, créent depuis le début 2004-2005 un déséquilibre général. D'ailleurs, l'étude de l'Apec*, parue en janvier 2008, sur l'emploi des cadres d'entreprise à l'horizon 2015, souligne dans sa conclusion des tensions ciblées et de vrais enjeux d'ordre qualitatif en termes de recrutement, d'organisation et de gestion des évolutions professionnelles. Un constat en forme de défi pour notre profession, à l'heure où la restauration dans son ensemble s'interroge, et que certains attendent, comme solution miracle, la baisse de la TVA. Le collaborateur est à soigner autant que le client. La question essentielle à se poser aujourd'hui est donc : suis-je prêt à mettre les moyens pour attirer ou retenir les jeunes talents ? Une interrogation qui vaut pour les cadres... comme pour tout salarié.

Le client aujourd'hui, c'est aussi et surtout le collaborateur.

 

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