Nous suivre Actualités de la restauration traditionnelle, rapide, collective, commerciale - Néorestauration

Les adeptes du tandem plaisir et santé

Isabel Soubelet

Sujets relatifs :

, ,
Les adeptes du tandem plaisir et santé

A toutes vapeurs, 7 rue de l'Isly, 75008 Paris. Tél. : 01 44 90 95 75

© Philippe Grollier

Les clients amateurs de plats bons et sains sont de plus en plus nombreux. Loin des régimes, ces épicuriens modernes sont en quête de goût, de saveur et d'équilibre, y compris au restaurant.

 

Bien manger pour garder son capital santé est une idée forte qui domine dans les messages de nos internautes. Ils possèdent en général les premières notions quant à la structure et à la composition d'un repas, mais le blocage survient dans l'application de ces connaissances au quotidien », explique Sophie Pédrosa, diététicienne chez Aprifel. Pour répondre aux attentes de cette clientèle qui cherche à manger vite et équilibré, aussi bien féminine que masculine, certains restaurateurs ont emboîté le pas de la nutrition et de l'équilibre alimentaire avec une offre nouvelle. « Notre volonté était de proposer une autre piste de restauration sur le thème du bien manger et se faire du bien », argumente Robert Petit, le créateur de À Toutes Vapeurs, un restaurant qui présente, de l'entrée au dessert, des produits vapeur cuits à la minute. Mais loin de la notion de régime, souvent jugée triste et ennuyeuse. En effet, si le client cherche à ne pas manger trop gras ou trop sucré, voire à limiter les sauces et à réduire les calories, le repas au restaurant demeure la possibilité de manger de manière variée (voir graphique). Au-delà du pavé de saumon, des éternels haricots verts et des pommes de terre frites, l'amateur de repas équilibrés souhaite trouver une réponse à ses exigences. À savoir, qualité, goût, saveur et variété dans l'assiette pour un ticket moyen raisonnable. « Par choix, je ne mange ni viande ni fritures, je me tourne donc vers le poisson. Ici, je trouve un panel varié de quatre à cinq sortes tous les jours, qui allie de nombreuses saveurs et des mélanges d'épices dans une cuisson vapeur. Cela répond à ma recherche d'équilibre global », indique Patricia Loiseau, chargée de clientèle en assurances à Paris, et fidèle de l'enseigne.

 

 

La variété,  un atout plébiscité

 

Aujourd'hui, si les campagnes de lutte contre l'obésité et les messages invitant à augmenter sa consommation de fruits et légumes rencontrent une écoute auprès d'une certaine population, celle-ci ne se tourne nullement vers l'ascétisme. Lieu sympathique, présentation conviviale, originalité des associations sont des critères qui doivent s'harmoniser avec les notions de diététique et d'équilibre alimentaire, très loin des choux-fleurs-carottes crus accompagnés de fromage blanc. « Je fais un régime, mais je ne peux pas opter pour des salades tous les jours. C'est important de manger chaud et sain. Globalement, les chefs sont assez peu innovants, ils n'utilisent pas vraiment les légumes de saison », juge Isabelle Austin, assistante marketing à Paris. Pour sa collègue, Nausicaa Bouthreuil, ingénieur commercial, « c'est le plaisir qui prime avant tout. Je ne suis pas du tout cuisinière et, au restaurant, je cherche à découvrir des goûts nouveaux et des saveurs exotiques », précise-t-elle.

 

 

Si les plats basiques et simples ont souvent la cote, ils ne doivent pas pour autant tomber dans la banalité. « J'apprécie les mélanges et les nouvelles associations de goûts. Mais on retrouve souvent à la carte les mêmes produits de base. Cela serait intéressant d'innover en proposant différentes variétés pour un même produit, notamment pour la pomme de terre », recommande Caroline Bricnet, styliste free-lance à Paris.

Au-delà du choix offert au client, concilier plaisir et hygiène alimentaire, tel est le pari à tenir. « L'aspect sain d'un plat doit s'accorder avec la notion de plaisir. C'est important qu'il ait du goût. Mais quand je vais au restaurant, je n'ai pas envie de calculer les calories en permanence », ajoute Isabelle Torres, chargée de clientèle à Paris.

 

 

 

Que veulent-ils?
  • Des produits frais et de qualité.
  • Des plats qui suivent la saisonnalité.
  • Des informations sur les préparations et les compositions.
  • De la saveur, du goût et de l'originalité.
  • Une importance plus grande accordée au contenu de l'assiette.
Goût et santé: deux critères forts

 

> 98 % des Français déclarent qu'il est important qu'un produit alimentaire ait du goût, et 73 % que c'est très important > 96 % affirment qu'il est important qu'un produit alimentaire soit bon pour la santé, et 70 % que c'est très important. Source : Les Saveurs de l'année, juillet 2005, sondage réalisé par téléphone auprès d'un échantillon de 1 002 personnes selon la méthode des quotas, LH2 (ex-Louis Harris).

Les choix du client

 

La variété plébiscité

Entrée ou dessert?

Deux questions à... Jean Lhéritier, président de Slow Food France "défendre la qualité du produit en soi"

 

Quel est votre rôle auprès de la RHD ?

Slow Food est un mouvement international fondé à Paris en 1989 dont le siège est à Bra dans le Piémont, au nord de l'Italie. Aujourd'hui, il compte 83 000 membres dans le monde et plus de 2 000 adhérents en France. Grâce aux conviviums (unités locales constituées) qui regroupent des agriculteurs, des producteurs et des restaurateurs, nous cherchons à valoriser les produits. Il est indispensable que le producteur sache qu'un marché existe pour lui, aussi bien à l'échelle du restaurateur qu'au niveau du consommateur final. Nous effectuons donc un gros travail culturel entre les différents acteurs afin de défendre la production locale, et tout simplement la qualité en soi. Pour bien choisir un produit, il est indispensable d'être informé.

 

Comment menez-vous vos actions ?

Elles sont multiples. Elles concernent la défense de la biodiversité alimentaire, la préservation du patrimoine culinaire, l'éducation au goût du consommateur et le respect des traditions locales. Sur le terrain, les conviviums organisent des événements comme les ateliers du goût autour d'un produit en particulier ou sur les mets et les vins, des visites chez les producteurs et des dîners thématiques. Le restaurateur est un bon catalyseur. Il est souvent soucieux de l'équilibre alimentaire mais pas toujours assez proche des producteurs.

Bienvenue !

Vous êtes désormais inscrit. Vous recevrez prochainement
notre newsletter hebdomadaire NEORESTAURATION.

Nous vous recommandons

Jusqu’où iront les robots dans les CHR ?

Jusqu’où iront les robots dans les CHR ?

Ses robots Pepper et Nao arpentent régulièrement les allées de salons techno comme VivaTech à Paris… Softbank Robotics les implante dans une vie sociale différente, à Tokyo, au Japon, grâce[…]

FrogPubs en phase avec les nouvelles attentes de consommation

FrogPubs en phase avec les nouvelles attentes de consommation

Homer Lobster inaugure sa 2e adresse parisienne

Homer Lobster inaugure sa 2e adresse parisienne

La Grande : concept mixant food market et musique

La Grande : concept mixant food market et musique

Plus d'articles