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Le synhorcat défend les chauffe-terrasses

Encarna Bravo
Le synhorcat défend les chauffe-terrasses

Alors que les députés verts dénoncent le gaspillage énergétiques des braseros, les professionnels estiment qu'ils sont nécessaires pour continuer à accueillir les clients fumeurs.

© © Émilie ROUY

L'interdiction des chauffe-terrasses, proposée par trois députés Verts, a créé la surprise et l'inquiétude chez les professionnels. Mais elle n'a pas pris de cours le Syndicat national des hôteliers, restaurateurs, cafetiers et traiteurs, qui avait eu vent de la sortie prochaine de ce projet de loi, déposé le 29 octobre dernier par des députés Verts. Ces derniers cherchent à ce que les maires ne puissent ni accorder, ni renouveler « pour les activités commerciales en terrasses, un permis de stationnement sur la voie publique ou une autorisation de voirie, si cette occupation est accompagnée d'une installation de chauffage contrevenant aux normes de déperdition thermique », stipule le texte.

Didier Chenet, président du Synhorcat, s'était déjà préparé en constituant un dossier, qu'il voulait bien argumenté. Il considère cette proposition « complètement démagogique » et contraire aux intérêts économiques des professionnels et aux attentes des clients. « On s'attaque, soit disant au nom de la planète, aux chauffe-terrasses qui dégagent l'équivalent de 229 kg de CO2 par an, mais on ne dit rien contre les écrans plasma, qui en diffusent 400 kg. Quand on sait qu'il se vend plus d'un million d'écrans plasma par an, contre seulement 25 000 chauffe-terrasses, on voit bien que les députés Verts ne cherchent qu'à exister et non à faire leur métier. » Didier Chenet insiste également sur l'utilité de ces braseros, qui permettent aux établissements, devenus "non fumeurs" depuis le 1er janvier 2008 au nom de la Santé publique, de continuer à accueillir des fumeurs.

Reste à la profession à veiller à ce que le texte de loi ne soit pas voté dans les mois à venir dans la plus grande discrétion. De leur côté, les députés Verts ne « démordent » pas, convaincus qu'une interdiction n'aurait pas de conséquence sur la fréquentation des établissements. Didier Chenet a mis en place plusieurs actions contre ce projet de loi. Il a engagé des discussions avec Hervé Novelli, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie, et a mobilisé des parlementaires. Il a rencontré des fabricants et des distributeurs de braseros afin qu'ils planchent sur des systèmes de chauffage moins polluants. Sans doute un bon compromis pour les deux parties.

Nous sommes tous concernés par les problèmes liés à l'environnement.

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