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Le snacking et le snackeur : portraits-robots

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Le snacking et le snackeur : portraits-robots

À l’aube de ses 20 ans, le salon du Sandwich & Snack Show (qui se déroulera du 1er au 2 avril à Paris Porte de Versailles) dresse en partenariat avec le cabinet CHD Expert, le portrait-robot du snackeur. Des sandwichs aux hamburgers, des pizzas aux bagels, en passant par les sushis, ou les tacos… Les produits snacking sont partout, et représentent 59% des déjeuners et dîners pris en hors domicile sur une semaine classique. En 2018, le marché en pleine ébullition du snacking a pour acteur principal la restauration rapide qui représente en France 41 000 établissements et pèse 19 milliards d’euros. Un chiffre qui monte à 94 000 points de vente si l’on inclut les boulangeries-pâtisseries, hypers, supermarchés, supérettes, épiceries de marché, la livraison et la restauration à emporter en restauration à table.

 

Le snacking, via la restauration rapide, séduit et grapille des parts de marché au détriment de la restauration classique à table. Il y a aujourd’hui près de 2 fois plus d’enseignes de restauration rapide en France qu’en 2007 ! Sur une même période donnée, la restauration à table n’a pas évolué en nombre d’unités, avec un potentiel de 104 000 établissements en 2019. Une évolution qui stagne depuis plus de 20 ans.

 

C’est sans surprise à Paris qu’on trouve le plus d’enseignes snacking avec en moyenne 88 points de vente au km² (la moyenne nationale est de 0.14 points de vente/km²). C’est dans le 2ème arrondissement de Paris que l’on retrouve la plus forte concentration de points de vente dédiés au snacking (334 points de vente/km²). Suivent dans le top 5 : Lyon (31 points de vente/km²), Lille (18 points de vente/km²), Bordeaux (17 points de vente/km²) et Nice (14 points de vente/km²). A ce développement des points de vente se combine une diversification croissante de la proposition : de trois principales spécialités il y a dix ans, le snacking offre aujourd’hui une cinquantaine de références comme les tacos, bagel, bao burger, kalamaki, banh mi, bagnat, suédois, onigri… Un développement possible grâce à un secteur ultra dynamique en perpétuel renouvellement composé d’acteurs innovants et inspirants.

 

Du côté des habitudes de consommation, 60% des consommateurs français se rendent au moins une fois dans un lieu dédié au snacking durant la semaine (que ce soit le midi ou le soir). Le snackeur est fidèle à ses habitudes de consommation et se rend en moyenne 5 fois par semaine dans une enseigne snacking le midi… soit un marché de 140 millions de déjeuners par semaine, pour un dépense moyenne de 9,70 €. Moment fort du snacking, le midi concerne 57% des consommateurs, et séduit principalement les jeunes de 18-34 ans à 80% et 68% des 35-49 ans.

 

Phénomène plus récent, le snacking représente 7% des dîners pris sur une semaine avec une fréquence moyenne de 2 fois par semaine, représentant l’équivalent de plus de 24 millions de dîners par semaine. Les principaux acteurs du snacking dinatoire restent la restauration rapide (sur place ou à emporter) et la livraison qui représentent près de 60% des dîners. « Il y a encore 5 ans, le snacking se concentrait sur 2 principaux instants de consommation : le déjeuner et le dîner dans une moindre mesure, rappelle Nicolas Nouchi, directeur des études de CHD Expert. On dénombre au total aujourd’hui 6 instants de consommation grignotés par le snacking : le petit déjeuner, la pause-café, le déjeuner, le goûter, le dîner et la collation du soir. Cette déstructuration alimentaire et la désynchronisation des habitudes alimentaires ont métamorphosé le paysage de la restauration. »

 

A la pause du midi, 56% des consommateurs savent ce qu’ils veulent déjeuner avant de quitter leur lieu de travail et 68% savent même où ils comptent manger. 74% des consommateurs ont une perception plutôt positive de leurs expériences en restauration rapide et 87% de ces commentaires positifs portent sur de la restauration rapide indépendante. Les consommateurs sont particulièrement sensibles à l’accueil, le temps d’attente et la qualité des ingrédients. « On observe une véritable montée en gamme globale du secteur qui s’est résolument marketé et structuré pour faire émerger des concepts esthétiques aux process réinventés, même les chefs étoilés se sont engouffrés sur le créneau… ajoute Sylvie Gaudy, directrice du salon Sandwich & Snack Show. Les concepts et l’offre s’est premiumisée, valorisant les ingrédients de qualité ce qui a poussé de nombreux acteurs à miser sur le fait maison et fait minute. »

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