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Le rire, d'utilité publique

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« O tempora ! O mores ! » Signée Cicéron, reprise dans Astérix (!), cette locution latine est dans l'esprit du moment. Drôle de temps, drôles de moeurs en effet, qui voient des caricatures transformées en boomerang ; des dessinateurs libertaires devenir les hérauts des symboles qu'ils moquaient ; la diffusion asthmatique d'un journal satirique passer du simple au centuple en un claquement de balle et une frange, même faible, de la population qui ne s'estime ni en phase ni empathique. Tout ça pour de l'humour ! De l'irrévérence provocatrice, une capacité à forcer le trait pour inciter à prendre du recul et à réfléchir. Alors certes, on s'émeut - quelle union, quelle résilience, quelle défense, au choix, de la liberté d'expression, des forces de l'ordre, du pays, du monde... -, on s'interroge - qui, avec qui, pourquoi et comment ? -, mais nous devons surtout réfléchir à l'après. Et surtout à être, véritablement, Charlie, c'est-à-dire à « faire vivre les idées ». Pour ça, il faut déjà en avoir, puis les exprimer franchement, les défendre courageusement, et laisser l'Autre faire de même. Ça n'est pas simple, mais ça vaut le coup d'essayer pour réapprendre le fameux vivre ensemble. La restauration y a un rôle fondamental à jouer. Lien primaire et universel entre les hommes, elle doit le réaffirmer partout où les tensions apparaissent... À commencer par l'école et la prison. Elle doit clairement énoncer les problématiques communautarisantes, les examiner et les traiter sans émotion et par la raison. À l'image de la société tout entière, elle est à un tournant décisif. Elle ne doit pas, ne peut pas le rater...

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