Le ministre de la Santé pour l'interdiction de fumer au 1er janvier 2007

Paul Fedele

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Mieux vaut s'y préparer. L'interdiction de fumer a bien des chances toucher de front la profession. Du moins si le gouvernement se range derrière les positions défendues par Xavier Bertrand.
Alors qu'un rapport parlementaire sur la question doit être rendu le 3 octobre prochain au gouvernement, et que ce dernier devrait rendre son avis mi-octobre, tout porte à croire que les pouvoirs publics veulent cette fois-ci enfoncer le clou. A savoir :  interdire de fumer dans les lieux publics. C'est du moins la position défendue par le ministre de la Santé et de la Solidarité lui-même qui exprimait sa position lors d'une audition devant la mission d'information sur l'interdiction de fumer dans les lieux publics, présidée par Claude Evin.

Xavier Bertrand s'est même prononcé en faveur d'un décret (qui pourrait être pris dès fin novembre, si telle était la décision retenue par le gouvernement) et qu'il souhaiterait applicable dès le 1er janvier 2007. En particulier dans les « entreprises et services publics », avec d'éventuelles adaptations et une progressivité pour certains secteurs d'activité. Tout en précisant que « des adaptations ne peuvent pas remettre en cause le principe d'interdiction ». Il s'est dit cependant attentif à ce qui serait proposé par la mission parlementaire au sujet des bars-tabacs, cafés, hôtels, restaurants, discothèques et casinos. Francis Attrazic, vice-président de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (Umih) ne veut pas que la profession servent encore une fois de bouc émissaire: «  il faudrait plutôt un courage politique qui interdise totalement la substance elle-même plutôt que de se servir d'un métier, comme exutoire qui permette de se donner bonne conscience », confie le n° 2 de l'Umih. « Nous sommes tout à fait conscient des problèmes de santé publique engendrés par le tabac, mais le gouvernement doit prendre aussi conscience des difficultés engendrées par une telle décision, notamment pour les petits établissements les plus sensibles comme les bars et les cafés ». Il milite donc pour un système souple et dérogatoire qui soit applicable et surtout contrôlable. D'ailleurs l'Umih a fait connaître sa position par un communiqué dans lequel le syndicat se prononce contre l'interdiction de fumer dans les cafés, restaurants, hôtels et établissements du monde de la nuit. Et souhaite que les dérogations et les délais d'application concernent tous les établissements revendeurs de tabacs et pas seulement les débitants.

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