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La solution législative, à l'épreuve des réactions

Paul Fedele
L'annulation des 39 heures dans le secteur n'en finit pas de créer des remous. Laurence Parisot, évoque un état d'urgence, et s'est prononcée pour la voie législative. Bernard Thibault, de la CGT estime cette alternative scandaleuse. Les députés socialist

La présidente du Medef, interrogée lundi 23 octobre, par nos confrères de France Inter et de I-Télé a estimé qu'il fallait « passer par la voie législative », pour résoudre « l'imbroglio juridique » consécutif à l'annulation de l'accord sur les 39 heures dans le secteur. Le patronne des patrons, a considéré la situation comme « très dangereuse », pour les grandes et petites entreprises des CHR. En indiquant qu'elle met aussi les salariés du secteur dans une incertitude économique inquiétante. Il y a, selon elle, la nécessite de trouver une solution d'urgence, et celle-ci passe par la voie législative. Bien que Laurence Parisot préfèrerait « sur le principe », une négociation entre partenaires sociaux.
Le 24 octobre, le secrétaire général de la CGT a, de son côté, qualifié sur Europe 1,  la voie législative, et notamment le recours déposé par l'UMP,  de « choix scandaleux ». En effet les députés UMP (Jean-Michel Dubernard, Patrick Ollier et Pierre Méhaignerie) ont déposé ce lundi 23 octobre, un amendement au projet de budget de la sécurité sociale pour 2007 rétablissant, « dans l'attente d'un nouvel accord de branche », l'accord de 2004 sur les 39 heures dans la restauration. Accord annulé par le Conseil d'EtatBernard Thibault a souligné : ?si le groupe de l'UMPdécidait de procéder par voie legislative pour casser l'accord qui existait alors que les employeurs ont refusé de négocier une autre application des 35 heures, ce serait un choix scandaleux?. De son côté, Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l'Assemblée, a appelé mardi à des négociations sur la durée du travail, estimant que l'amendement proposé par l'UMP n'était pas la voie appropriée : « il faut qu'une négociation soit engagée, qu'une convention collective nouvelle soit négociée, et qu'un accord majoritaire soit trouvé, ce qui la sécuriserait, y compris juridiquement ». François Sauvadet, porte-parole de l'UDF a estimé mardi que l'amendement « risque d'être un coup d'épée dans l'eau » et « ne va régler en rien le problème ». "Nous entrons dans une période de grande incertitude. Laisser croire qu'avec un amendement on va régler le problème dans la restauration, c'est une nouvelle fois leurrer les professionnels et les salariés".

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