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La révolution du manger-sain se poursuit

Stéphanie Salti (à Londres)

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La révolution du manger-sain se poursuit

Poussée par les pouvoirs publics, la restauration collective, à l'instar de Baxter, a entrepris de transformer les habitudes alimentaires des Britanniques.

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Sur fond de consolidation du secteur, la restauration collective outre-Manche poursuit la transformation de ses habitudes alimentaires. Aussi bien en entreprise qu'à l'école. D'ici quelques années, la malbouffe britannique ne sera plus qu'un cliché, agité par les ennemis du Royaume-Uni, estiment les plus optimistes. Car la révolution du manger-sain, initiée il y a trois ans par le jeune chef britannique Jamie Oliver, n'a pas fini de provoquer des vagues. Le gouvernement britannique a ainsi lancé l'année dernière une campagne sous le nom de Million Meals Campaign. Objectif : considérer l'élève comme un client, respecter ses goûts et l'éduquer en matière d'équilibre alimentaire. Ce projet, dont la deuxième phase de développement est attendue au mois de septembre prochain, suscite les interrogations des sociétés de restauration collective. Elles attendent quelques éclaircissements sur la définition des standards nutritionnels à mettre en place. Pour elles, l'urgence existe : en réponse à l'interdiction, en septembre 2006, d'apporter des boissons gazeuses et des sucreries, le nombre de repas pris à l'école a chuté vertigineusement pour atteindre ses plus bas niveaux depuis... 1944.

Cette exigence du manger-sain ne s'arrête d'ailleurs pas aux cours de récréation. En 2007, les leaders du secteur (Compass, Sodexo, Aramark, Elior et Baxter Storey), qui fournissent près de 1,5 million de repas par jour, ont travaillé main dans la main avec la Food Standards Agency, l'autorité de réglementation de l'alimentation britannique, ainsi qu'avec un certain nombre de fournisseurs, pour réduire le sel, les sucres et les graisses saturées dans chacun des plats servis en entreprises.

BAXTER STOREY S'OFFRE HOLROYD HOWE

Cette révolution en douceur des habitudes alimentaires d'une nation s'est opérée dans un climat de consolidation du secteur. Le numéro sept Charlton House a ainsi réalisé sa première acquisition en s'offrant, en mai dernier, son concurrent Chester Boyd (CA 2006 : 13,3 ME). Mais il a fallu attendre la fin de l'année pour assister à une transaction importante. C'est le 14 décembre que Baxter Storey, issu de la fusion en novembre 2004 entre Wilson Storey Halliday et Baxter Smith, s'est emparé de Holroyd Howe. Une opération qui lui confère un chiffre d'affaires cumulé de 255 ME, lui permettant de se rapprocher[…]

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