Nous suivre Actualités de la restauration traditionnelle, rapide, collective, commerciale - Néorestauration

La galette des rois, ode à la frangipane

Thérèse Rocher

Sujets relatifs :

, ,
La galette des rois, ode à la frangipane

SONY DSC

© Mikael Lever/Fotolia

Très appréciée garnie de sa traditionnelle frangipane, la galette sait aussi innover. Avec de nouvelles formes, mais surtout des ingrédients inattendus.

Individuelle, juste pour deux, à grignoter en amoureux. Ou pour huit, douze et pourquoi pas cinquante... Mais depuis quand cédons-nous à l'appel irrésistible de ce dessert ? Tout commence sous l'Antiquité romaine. Il était d'usage de fêter le roi des Saturnales aux alentours du 17 décembre, . Ce jour-là, par extraordinaire, l'esclave pouvait devenir le maître. Et le maître l'esclave. Mais point encore de galette, juste le plaisir d'échapper à sa condition. Voilà pour les rois.

 

En 1311, une charte de l'évêque d'Amiens mentionne pour la première fois un « gâteau feuillé ». « À l'époque, précise Nicole Cretin, historienne des fêtes, la coutume est de partager ce dessert à la Fête des rois, lors de l'Épiphanie, le 6 janvier. » Contrairement aux idées reçues, rien à voir avec Melchior et Balthazar. « Il s'agit là encore, insiste la chercheuse, d'un monarque de fantaisie, comme à l'époque païenne. » Au 16e siècle, des textes rapportent qu'un enfant se glisse sous la table pour attribuer les parts. Un morceau pour chaque convive, plus un pour Dieu, c'est-à-dire pour le pauvre. La fève est alors un haricot, blanc ou noir.

 

Il faut attendre le 19e siècle pour qu'apparaissent les premières fèves en porcelaine. Elles représentent un baigneur ou un bébé. En 1962, alors qu'Andy Warhol compose ses odes à la soupe Campbell, les premières figurines en plastique - hélas ! - arrivent en masse.

 

Quand le coeur s'emballe

 

Depuis quelques années, retour au chic, avec des fèves de haut vol. Quant à la galette, elle s'essaye parfois au format carré comme chez Dalloyau, qui cosigne cette année avec le Studio Harcourt. Crème d'amandes et de cacahuètes, poires pochées et caramel laitier au malt : le coeur du gâteau s'emballe ! Chez Jean-Paul Hévin, la frangipane flirte avec les pépites de chocolat, tandis qu'Arnaud Larher ensoleille sa création avec des zestes de citron et des éclats de gianduja noisette.

Bienvenue !

Vous êtes désormais inscrit. Vous recevrez prochainement
notre newsletter hebdomadaire NEORESTAURATION.

VOS EVENEMENTS
Tous les événements
26 sep - Paris
La RHD à l’heure du Healthy

Quels leviers pour relever les défis du mieux-manger ?

05 dé - Paris
CONGRÈS RHD

Quelles solutions mettre en place pour la consommation de demain ?

Nous vous recommandons

La paëlla, aux couleurs de l'Espagne

La paëlla, aux couleurs de l'Espagne

Ce plat populaire espagnol fait depuis deux siècles la fierté de la péninsule ibérique. Appréciée dans le monde entier, la paëlla s'offre la liberté de varier les ingrédients... Et[…]

[L'historique] Ile flottante ou oeufs à la neige ?

[L'historique] Ile flottante ou oeufs à la neige ?

La brioche toujours à la fête

La brioche toujours à la fête

Des tomates farcies d'histoire

Des tomates farcies d'histoire

Plus d'articles