Nous suivre Actualités de la restauration traditionnelle, rapide, collective, commerciale - Néorestauration

La fragmentation du modèle alimentaire des Français s'amplifie

Sujets relatifs :

, ,
Soyez le premier à réagir

Soyez le premier à réagir

La fragmentation du modèle alimentaire des Français s'amplifie

Engagements des acteurs de l’agroalimentaire et de la grande distribution en faveur de la transition alimentaire, généralisation du Nutri-Score, promotion d’indices de notation mesurant la performance sociétale et environnementale des produits, succès des applications d’information sur la qualité des produits alimentaires ... Les initiatives se multiplient depuis quelques années en faveur du « mieux manger » en lien avec l’aspiration grandissante des Français à consommer mieux. Afin de mieux comprendre les aspirations au manger mieux/autrement, l’ObSoCo et ses partenaires Ferrero, GS1 France et Sodebo ont voulu actualiser et approfondir les résultats des Observatoires du rapport à la qualité (ObSoCo, 2016) et du rapport des Français aux éthiques dans l’alimentaire (ObSoCo, 2017) en mêlant ses deux dimensions de plus en plus intriquées dans un Observatoire du rapport à la qualité et aux éthiques dans l’alimentaire.

 

 L’ambition de cette vaste enquête quantitative réalisée auprès de 4000 Français est de comprendre l’évolution des attentes en matière de manger mieux : rapport à l’alimentation, propension à modifier ses comportements alimentaires, évaluation du rapport qualité-prix, définition et reconnaissance de la qualité des produits dans les différents points de vente, confiance dans les acteurs de l’offre, etc. Il s’agit d’anticiper les orientations actuelles et futures du « manger autrement » dans un contexte de fragmentation de la consommation.

 

Les résultats de l’Observatoire font ainsi apparaître plusieurs séries de résultats : De très fortes inquiétudes santé-environnement et une défiance à l’égard des acteurs de l’offre qui impactent les attentes en matière de bien-manger •Un exemple : 79% des Français attentifs aux effets de ce qu’ils mangent sur leur santé et 68% inquiets des effets possibles sur leur santé des aliments qu’ils peuvent être amenés à consommer

 

Un besoin d’information et de rassurance important sur les critères innocuité et responsabilité

 

§Un exemple : 76% des Français sont soucieux de connaître l’usage des pesticides lors de leurs achats et consommations de produits alimentaires (en progression de 3 points par rapport à 2017)

 

Des attentes de qualité et d’éthique qui poussent les consommateurs à modifier leur alimentation et à réclamer une démarche générale de tous les acteurs de la filière en faveur de la qualité

 

§Un exemple : Pour les Français, seule l’action d’une combinaison d’acteurs (État, organisations professionnelles des producteurs et des industriels, marques, enseignes de la distribution) est susceptible de garantir la qualité des produits alimentaires.

 

Dans un contexte où la qualité de l’offre alimentaire est plus que jamais contestée, peu perceptible et compréhensible, l’orientation générale en faveur de plus de qualité et d’éthique dans l’alimentaire ne doit pas pour autant faire oublier l’hétérogénéité et la complexité des situations, aspirations et conduites alimentaires à l’œuvre chez les Français dans un paysage de la consommation fragmenté.

 

La typologie du rapport à la qualité et aux éthiques montre que presque 6 Français sur 10 (fragilisés désimpliqués et traditionnels privilégiés) restent adeptes du modèle alimentaire standard centré sur la seule valorisation du goût quand 41% sont engagés ou en recherche (dans) de nouveaux modèles alimentaires.

 

La typologie met en lumière 7 groupes de Français répartis dans 3 méta-groupes :

 

-Les fragilisés (38% des consommateurs) incarnent cette catégorie de Français plus pauvre que la moyenne, contrainte budgétairement, en proie aux restrictions alimentaires et minimisant le budget consacré à l’alimentation, mais dont les aspirations et comportements sont très hétérogènes entre les désimpliqués (23%) peu inquiets sur la qualité et adeptes du modèle standard, les défiants (5%) qui rejettent en bloc les acteurs de l’offre et qui se sentent exclus de la qualité, et les « sans » (10%), inquiets pour leur santé et mus par une logique de préservation d’eux-mêmes à travers des signes de rassurance alimentaire (manger « moins », « sans »...) ;

 

 -Les traditionnels regroupent cette partie (44%) de la population très à l’aise financièrement, qui a les moyens de la qualité et privilégie le plaisir et le goût avant tout autre considération, qu’elle soit adepte du modèle standard (les traditionnels privilégiés, 36% des Français) ou engagée dans une démarche progressiste adhérant aux démarches des acteurs de l’offre en faveur de la transition alimentaire (les traditionnels confiants, 8% des répondants) ;

 

-Les engagés représentent cette minorité (18%) active de la population engagée dans une démarche militante en quête de nouveaux modèles radicalement différents, du côté de l’éthique du « sain » – les mangeurs « sains », 10% de la population – ou de la responsabilité – les mangeurs « responsables », 8%.

 
 
 

 

 



Bienvenue !

Vous êtes désormais inscrit. Vous recevrez prochainement
notre newsletter hebdomadaire NEORESTAURATION.

Nous vous recommandons

La restauration maintient son cap en 2019

La restauration maintient son cap en 2019

The NPD Group dévoile aujourd’hui les résultats annuels du secteur de la restauration hors domicile. Avec 1,7 % de croissance en valeur et une augmentation de la fréquentation de 0,8 %,[…]

Quelles tendances food pour 2020?

Quelles tendances food pour 2020?

Le petit-déjeuner, un incontournable des séjours hôteliers

Le petit-déjeuner, un incontournable des séjours hôteliers

Le click & collect s’installe dans le hors-foyer

Le click & collect s’installe dans le hors-foyer

Plus d'articles