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La fin d'une époque

PAUL FEDÈLE RÉDACTEUR EN CHEF

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La fin d'une époque

PAUL FEDÈLE

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Sur les douze derniers mois, 3 222 entreprises de la restauration ont disparu, soit 28% de plus que l'année précédente, selon Euler Hermes Sfac. Un chiffre édifiant qui en dit long sur l'hémorragie qui touche la branche et sur l'état de santé du secteur, qui n'en finit pas de payer cash les effets d'une économie anémiée et d'un consommateur peu enclin à sortir. Sauf en fin de semaine, où il dépense plus d'ailleurs. Une addition d'autant plus salée que le cabinet spécialisé dans l'assurance crédit n'entrevoit pas d'amélioration en 2009, et prédit même +30% de dépôts de bilan. « C'est l'une des industries les plus touchées », signale Karine Berger, directrice des études. La restauration traditionnelle compte chaque mois un peu plus de défaillances, en miroir d'une trésorerie au régime sec et d'une fréquentation qui ne cesse de perdre du terrain : - 6,04% au deuxième semestre 2008, selon l'Insee. La bouffée d'oxygène vitale est attendue de la baisse de la TVA. À l'heure où nous bouclons ce numéro, il ne reste que quelques jours avant les états généraux de la restauration, qui doivent établir les règles du jeu d'un donnant-donnant dont l'État attend beaucoup. Des engagements fermes et du concret en matière de réduction de prix, de progrès sociaux et d'investissement.

Messieurs des pouvoirs publics, ne soyez cependant pas trop gourmands alors que la restauration se met à table avec une santé défaillante et que les points de TVA gagnés ne permettront pas des contreparties démesurées. Certes, les consommateurs veulent des baisses de prix, comme l'indique notre sondage avec Ciao Surveys (page 12), mais les restaurateurs ont déjà bien réagi en ce sens ces derniers mois (lire page 34). Preuve qu'on ne décrète pas une réduction des tarifs dans une économie libre, mais que ce sont le marché et la concurrence qui les régulent d'eux-mêmes.

Pour autant, messieurs les restaurateurs, il est évident qu'il faudra renvoyer des signaux forts dans cette direction. D'autant que si plus de 6 clients sur 10 attendent davantage que des baisses symboliques, 82% d'entre eux disent qu'ils iraient dans ces cas-là plus souvent ou beaucoup plus souvent au restaurant. Un peu d'optimisme dans un contexte qui s'y prête peu face à une crise qui marque de toute manière l'entrée dans une nouvelle ère. Et cela pour tous !

AVEC LA CRISE, LA RESTAURATION ENTRE DANS UNE NOUVELLE ÈRE FACE À UN CONSOMMATEUR QUI EST EN TRAIN DE CHANGER.

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