La Filière oeufs et ovoproduits demande une revalorisation des tarifs en restauration collective publique

ENCARNA BRAVO
 La Filière oeufs et ovoproduits demande une revalorisation des tarifs en restauration collective publique



L’Interprofession française des œufs et des ovoproduits (CNPO) tire la sonnette d’alarme quant à ses difficultés en restauration collective publique : premier débouché des ovoproduits commercialisés en Restauration Hors Domicile (RHD). En effet, la récente évolution de la situation nationale, avec l’influenza aviaire, et internationale, avec la guerre en Ukraine, entraîne une crise sans précédent pour l’ensemble des acteurs de la filière. Face à des hausses de coûts de production sans précédent et la diminution des volumes, les professionnels des ovoproduits en appellent à des revalorisations tarifaires urgentes et significatives de la part des acheteurs publics de la restauration collective en gestion directe. En effet, dans la plupart des cas, le régime de la commande publique des achats alimentaires ne permet de répercuter ni la flambée du prix des matières premières agricoles ni la hausse des autres coûts de production. Le CNPO préconise donc deux mesures d’urgence afin de permettre cette revalorisation et ainsi continuer à assurer l’approvisionnement des restaurants collectifs :
L’aménagement dans l’urgence des conditions d’exécution des marchés publics afin que les acheteurs en restauration collective puissent prévoir et activer une revalorisation indispensable du prix des ovoproduits achetés par les marchés publics.

L’augmentation du budget alloué par l’État et les collectivités à l’achat des denrées alimentaires et des prestations de restauration collective. Seule une augmentation pérenne de ces budgets permettra d’assurer un approvisionnement d’œufs et d’ovoproduits en quantité et en qualité suffisantes, et répondre ainsi aux objectifs de la loi Egalim 1 (50% de produits durables et de qualité, dont 20% de bio).

Ces mesures indispensables relèvent de l’urgence pour l’approvisionnement des marchés publics de la restauration collective en œufs et en ovoproduits, et permettront de garantir la pérennité de la vocation sociale et de santé publique de la restauration collective.
Malgré l’indispensable revalorisation pour tenir compte des coûts de production, l’œuf demeurera la protéine animale la moins chère du marché. L’œuf a toute sa place sur les tables de la restauration collective et mérite d’être soutenu dans le cadre des marchés publics.


Œufs et ovoproduits : des coûts de production records en prévision
La guerre en Ukraine a entraîné une flambée des prix des matières premières agricoles. Alors que le secteur était déjà fragilisé par une hausse continue de plus de 40% sur les 18 derniers mois de l’indice des coûts de l’aliment des poules pondeuses, l’ITAVI anticipe une nouvelle hausse additionnelle d’au moins 40% en 3 mois. Cette hausse risque de s’étendre dans la durée, avec une menace de pénurie sur certaines matières premières (tournesol, colza, soja...), et sur les engrais azotés pour l’ensemble des pays producteurs.
En parallèle, la crise ukrainienne accentue la forte hausse des autres coûts de production (énergie, emballage, transport…). Le coût de production des œufs et ovoproduits va ainsi atteindre des niveaux records dans les prochaines semaines.

Influenza aviaire en Pays de la Loire : 20 % de la production d’œufs concernée
À cette situation de crise vient s’ajouter la nouvelle épizootie d’influenza aviaire dans la région Pays de la Loire, où le virus se propage très rapidement depuis fin février. La contamination intervient pour la première fois dans une région qui regroupe près de 20 % de la production nationale. Fin mars, plus de 3 millions de poules pondeuses avaient déjà été abattues en France, ce qui représente 2,5 millions d’œufs par jour soit 6% de la production Française. La tension sur le marché et la réduction de l’offre se font déjà sentir et engendre des ruptures d’approvisionnement, alors qu’au niveau européen, ce sont plus de 16 millions de poules pondeuses qui ont été abattues depuis cet hiver.

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