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La FGTA-FO s'inquiète quant au devenir des droits des salariés de la profession

La rédaction de Néorestauration
Pour le syndicat, passer brutalement à 35 heures se traduirait par une diminuation forte du pouvoir d'achat des salariés. Ce qui ne serait pas une bonne méthode pour rendre le secteur attractif.
La recommandation du commissaire du gouvernement formulée lundi à propos de la possible remise en cause par le Conseil d'État de l'avenant conventionnel signé en juillet 2004 dans la branche des hôtels-cafés-restaurants préoccupe sérieusement la FGTA-FO quant au devenir des droits des salariés de la profession. « Aujourd'hui, certains se démènent pour faire table rase des acquis issus de l'accord de 2004, accuse Denis Raguet, Secrétaire fédéral de la FGTA-FO dans un communiqué publié aujourd'hui. Mais ce sont les salariés qui risquent de payer les pots cassés, prévient-il : le paiement rétroactif des majorations d'heures supplémentaires, qu'on nous annonce comme un pactole, représenterait en réalité une perte sèche conséquente, en regard d'un abandon des dispositions de l'avenant conventionnel, pour près de 95 % de personnels qui travaillent dans les établissements de moins de 20 salariés et, de manière encore plus significative, pour la forte proportion de salariés à temps partiels en activité dans le secteur. Pour les autres, le gain serait quasi nul ».

La FGTA-FO se déclare "offusquée" par les discours tenus à ce sujet "par quelques" représentants d'organisations syndicales . « Nous ne pouvons pas nous laisser accuser d'avoir signer en 2004 un accord ? en dessous du droit commun ?. Cet accord apporte des avantages concrets, comme la sixième semaine de congés payés, les deux jours fériés supplémentaires et la suppression d'un Smic hôtelier en dessous du Smic de droit commun ».La FGTA-FO rappelle que les hôtels-cafés-restaurants ont toujours bénéficié d'un régime dérogatoire sur le temps de travail. « Avant la conclusion de l'accord de 2004, qui fixait à 39 heures la durée de travail, la branche était à 43 heures de travail par semaine, précise Denis Raguet. Passer aujourd'hui brutalement à 35 heures se traduirait par une diminution forte du pouvoir d'achat des salariés. Ce n'est certainement pas la bonne méthode pour rendre le secteur attractif ». 

L'Umih (Union des métiers et des industries de l'hôtellerie), qui attend une décision du Conseil d'Etat autour du 23 octobre, avait estimé lundi que renégocier un accord pérenne entre l'ensemble des organisations patronales et les organisations de salariés était désormais l'objectif.
   

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