Nous suivre Actualités de la restauration traditionnelle, rapide, collective, commerciale - Néorestauration

La CPIH proteste face aux déclarations de Gérard Larcher

La rédaction de Néorestauration

Sujets relatifs :

,

La Confédération des professionnels indépendants de l'hôtellerie réagit après les propos du ministre délégué à l'Emploi et au Travail. Plutôt satisfait, par ailleurs, des mesures annoncées dans le plan d'urgence, le syndicat compte surtout sur une baisse de la TVA au 1er janvier 2006.

« Vigoureuse » mise au point de la part de la CPIH ! Par la voix de son président confédéral, Jean-François Girault, la Confédération des professionnels indépendants de l’hôtellerie, forte de 20 000 adhérents représentant plus de 100 000 emplois au niveau national, entendait réagir  aux récents propos du ministre délégué à l’Emploi, au Travail et à l’Insertion professionnelle des jeunes, jugés « sans fondements ». Comme de nombreuses organisations professionnelles, l’UMIH en tête, la CPIH s’était en effet insurgée, à la suite des déclarations de Gérard Larcher, il y a une dizaine de jours. Celui-ci pointait le faible niveau de rémunération dans la profession et sommait celle-ci d’entamer des négociations: « Je crois que cette branche n'est pas conforme au code (du travail) et a des minima très en dessous du Smic et qu'elle doit réfléchir à sa classification et s'engager dans une véritable politique des ressources humaines », avait notamment déclaré le ministre. « Quand on attend des aides publiques, il faut être conforme au code du travail et à la loi », avait-il ajouté.

&laquo C’est oublier les importantes avancée sociales signées par la profession le 1er juillet 2004 &raquo, se faisait un devoir de rétorquer Jean-François Girault, ce mercredi matin, lors d’une conférence de presse visant à « corriger un certains nombre d'inexactitudes ». Il y a un an en effet la profession signait un accord historique, prévoyant entre autres la disparition du Smic hôtelier, des congés payés supplémentaires (ce qui n’était pas d’ailleurs sans susciter d’inquiétude chez certains chefs d’entreprise), un régime de prévoyance pour tous, la pérennisation des 39 heures, des minima de salaires pour les cadres, l’encadrement du travail de nuit et aussi un temps partiel clarifié et assoupli (voir Néorestauration n°412). « Il n’y jamais eu autant d’avancées d'un seul coup en trente ans ! », souligne Jean-François Girault, d’autant plus agacé que Gérard Larcher n’est pas un nouveau ministre: « S'attaquer ouvertement à notre profession, c'est méconnaître le dossier alors que Monsieur Larcher était déjà présent dans le gouvernement Raffarin ! ». Et de rappeler que le secteur embauchait en moyenne 15 000 personnes par an depuis 10 ans, ainsi que les  évolutions intervenues, tant en ce qui concerne les salaires (dont les revalorisations légales du Smic chaque année depuis 1997) qu'en ce qui concerne le plan social. « Nous considérons que tous les salariés de la profession perçoivent un salaire supérieur au Smic de 134,64 € et en tout état de cause, du Smic général », analyse Jean-François Girault 

Prochaine étape attendue: une rencontre avec le ministre auprès duquel une demande a été faite. La CPIH espère une réponse positive, à l’instar de l’UMIH dont le président André Daguin doit être reçu par Gérard Larcher au ministère, à 7h45, ce jeudi 23 juin.


Par ailleurs, le président de la CPIH s’est dit « plutôt satisfait » après les mesures annoncées par le Premier ministre dans le cadre du plan d'urgence pour l'emploi et notamment de la souplesse que celles-ci introduisaient. « Il y a des choses intéressantes, à la fois pour les salariés, pour les chefs d’entreprise et pour les TPE qui ont besoin d’embaucher», estime-t-il, tout en rappelant  que la profession « n’a pas besoin de broutilles mais plutôt d’un véritable tsunami, qui serait le passage à une TVA à 5,5% ! ». La CPIH s’inquiète en effet de l’après-2005 et reste mobilisée : « On ne peut pas ne pas croire à la TVA à 5,5%. Car, si l’aide s’arrête après le 31 décembre, ce sont 5 à 10 000 entreprises qui disparaîtront ! », affirment Jean-François Girault et Claude Izard, président des Cuisineries gourmandes. Et, joignant le geste à la parole, Jean-François Girault a dévoilé une affichette, sous forme d’« avis à la population » proclamant : « 1er janvier 2006, moins de TVA égale plus d’emplois. En finir avec cette mascarade ! » Celle-ci sera mise en avant dans les établissements des adhérents qui le souhaiteront.

jcschamberger@neorestauration.com

Bienvenue !

Vous êtes désormais inscrit. Vous recevrez prochainement
notre newsletter hebdomadaire NEORESTAURATION.

VOS EVENEMENTS
Tous les événements
02 dé - Paris
Formation - Category Management en RHD

Bâtir une approche efficiente

03 dé - Paris
CONGRÈS RHD

Quel modèle de restauration à l’horizon 2022

Nous vous recommandons

Le taux de TVA dans la restauration devrait se maintenir

Le taux de TVA dans la restauration devrait se maintenir

La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a affirmé mardi sur RMC que le taux réduit de TVA en restauration demeurerait inchangé, en dépit de l'abandon de certaines niches fiscales. Selon Christine Lagarde, ce[…]

Les MOF et le groupe Le Duff s'associent

Les MOF et le groupe Le Duff s'associent

Les revenus des salariés

Les revenus des salariés

Les jeunes diplômés aspirent à un juste équilibre vie privée-vie professionnelle

Les jeunes diplômés aspirent à un juste équilibre vie privée-vie professionnelle

Plus d'articles