L'IA déployée par Inpulse dans plus de 1000 points de vente chaînés

YANNICK NODIN
L'IA déployée par Inpulse dans plus de 1000 points de vente chaînés

Brice Konda, cofondateur d’Inpulse, est le premier à le souligner : si sa plateforme, accessible via App, revisite grâce à sa couche d'intelligence artificielle la gestion des stocks et les commandes fournisseurs, elle n’entend pas pour autant se substituer à ses utilisateurs. « Il s’agit d’abord d’apporter un outil d’aide à la décision sur le back-office de la restauration, avec une solution agile et facile à mettre en place en multi-sites, en moins de 4 semaines, et un peu plus sur les réseaux de plus de 50 points de vente, les équipes y étant formées par grappes de restaurants », explique-t-il. Une petite révolution dans le domaine, initiée par les outils SaaS dédiés, celui d’Inpulse, mais aussi de Mapal ou Agapio, en substitution des logiciels de gestion de stocks, coûteux à développer, à déployer, et jusqu’alors réservés aux très gros opérateurs en restauration.

Et force est de reconnaître qu’à la démocratisation de ces outils, correspond un vif intérêt du marché, attiré par leur promesse d’une meilleure maîtrise du food-cost, et in fine une appréciation de leurs marges brutes. Inpulse équipe à date une centaine de clients en restauration commerciale, sur toutes tailles de réseau, pour un millier de points de vente utilisateurs de sa plateforme. « Nous nous déployons sur des typologies très variées, chez les spécialistes des sushis, des burgers, des poké bowls, en sandwicheries, boul-pat, dans les corners en GMS comme en restauration thématique… Sur tous les marchés, ce besoin de mieux piloter ses marges, qui était déjà là avant la crise sanitaire, s’est encore accru dans un contexte actuel de difficultés de recrutement et de tensions sur les prix des matières premières. Les sujets liés à la gestion sont en haut de la pile chez à peu près tous les opérateurs. »

Pour leur prêter main forte, la solution développée par Inpulse vient d’abord se plugger sur les systèmes de caisse des établissements, y récupérant l’historique des ventes. Données issues de 20 POS actuellement intégrés qui, agrégées à d’autres (conditions météo, rencontres sportives, données calendaires…) permet d’accéder à la couche prédictive de l’outil. Prévisions quotidiennes de chiffre d’affaires, de ventes par produit ou par ingrédient, que l’IA affine à l’usage, apprenant des ventes sur-place et des commandes en livraison - Deliverect, RushHour, HubRise, Otter et Uber Eats sont intégrés -, mais qui peuvent dès le déploiement s’avérer étonnamment proche de la réalité. « Le nerf de la guerre, et de la pertinence de ce type d’outil, c’est la data. Plus il y en a, meilleures sont les prévisions. C’est essentiel pour apporter aux utilisateurs des suggestions de réassort au plus près des besoins réels. » Une reconversion de commandes en partie automatisée, vers le bon fournisseur et au bon prix, qu'Inpulse déduit à la fois de ses prévisions d’activité et d’un stock théorique, déduit des ventes grâce aux fiches-recettes.

Cette fonctionnalité est clé, dans une restauration où la complexité des réassorts est encore accrue par les difficultés de recrutement et le turn-over fréquemment observé dans les établissements. « L’idée est de soulager les opérationnels avec de l'automatisation, de  leur permettre aussi de mieux piloter les marges grâce à des achats au plus près des besoins. » Du côté des têtes de réseau, pour lesquelles la plateforme a également été pensée, l’outil permet de détecter des anomalies et autres écarts entre consommations théoriques et réelles, d’assurer aussi un contrôle des coûts très serré sur leurs fiches-recettes. Et plutôt que de faire des promesses sur les points de marge à aller y chercher, Inpulse a préféré les faire mesurer par certains de ses clients : Côté Sushi estime y avoir gagné 2 points de marge, soit 800 000€ sur un réseau alors à 40 restaurants, Bricktop et ses 3 pizzérias dans Paris chiffrant de son côté le gain à 4 points… Intéressant, au moment où les opérateurs sont plus que jamais attentifs à la défense de leurs marges. Y compris les établissements indépendants, pour lesquels Inpulse réfléchit d’ores et déjà à une solution dédiée. Ce qui, dans ce déploiement à venir, pourrait passer par une levée de fonds, possiblement pour la fin de l’année.

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