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[Innovation] Les lave-vaisselle mettent le cap sur les économies

[Innovation] Les lave-vaisselle mettent le cap sur les économies

© Dishwasher washing iStock

Beaucoup l'ignorent, mais le coût d'acquisition d'un lave-vaisselle ne représente que 10 % des dépenses générées par son utilisation sur dix ans. Les fabricants rivalisent donc d'innovations pour économiser sur les 90 % restants.

« Parfois, je rends visite à des restaurateurs, et ils sont très fiers de me montrer leur lave-vaisselle qui, quinze ans après sa mise en service, "lave toujours aussi bien". Ce qu'ils ignorent, c'est que grâce aux seules économies d'eau et d'électricité des équipements de dernière génération, ils pourraient se payer au jour le jour une machine neuve », explique Franck Hadbi, ingénieur support et développement chez Meiko France. Derrière l'anecdote, il y a aussi un constat, partagé par de nombreux professionnels du secteur : dans la restauration commerciale, les clients vont souvent au bout de la durée de vie de leur machine, et beaucoup sont plus attentifs au coût d'acquisition qu'à celui d'exploitation. Et pourtant, le prix d'achat d'un lave-vaisselle représenterait seulement 10 % des dépenses générées par son utilisation sur dix ans, à raison de 100 à 120 cycles par jour... « C'est effectivement très loin d'être le poste le plus coûteux, précise Franck Hadbi. L'électricité représente la moitié du coût total, l'eau 25 %, et les produits lessiviels 15 %. »

Autant dire aussi des gisements d'économies, identifiés par les fabricants les plus pointus en laverie. « On cherche à laver sans eau, et on finira bien par y arriver », lance ainsi Marie-Hélène Pateeuw, directrice des ventes d'Hobart. En attendant, le modèle frontal Premax FP du fabricant affiche la consommation record d'un litre par cycle, entre 3 et 4 fois moins qu'un lave-vaisselle « traditionnel ». Une performance, le sens aussi de la direction prise par ce segment du marché : dans le haut de gamme, la plupart des laveuses frontales et à capot restent sous les 2,5 litres par cycle. Et l'intérêt, c'est qu'en diminuant la consommation d'eau, les fabricants améliorent les performances sur les autres postes : « Moins d'eau utilisée, c'est moins d'eau à chauffer, et donc moins d'électricité consommée, de détergents... C'est un cercle vertueux, traduit par des économies substantielles en exploitation », explique Alain Poisot, chef de marché lavage et restauration chez Electrolux.

La laveuse à capot Green et Clean simple paroi d'Electrolux combine un prix d'achat compétitif avec certaines des performances de son modèle haut de gamme : 2 litres d'eau consommés pour chaque cycle, des capacités horaires de lavage de 80 casiers, trois cycles programmables de 45 à 150 secondes...

Seuls 20 % de l'eau renouvelée

 

Pour y parvenir, les fabricants font évoluer leurs équipements avec des systèmes spécifiques, mais qui ciblent souvent les mêmes fonctions. La filtration, par exemple. Un lave-vaisselle qui en est dépourvu laisse s'accumuler les résidus alimentaires dans les bacs, dégradant la qualité du lavage passé le premier cycle. Plutôt que, solution « traditionnelle », renouveler l'eau et la chauffer à chaque cycle, avec les consommations qui en découlent, les équipements modernes filtrent cette eau, et n'en rejettent que la partie chargée de résidus. Plusieurs solutions sont proposées par les fabricants, comme la filtration par pompe et système centrifuge de Winterhalter, dont chacun des modèles de la gamme PT, du lave-verres à la machine à capot, est équipé. « On ne renouvelle de cette manière que 20 % environ des eaux entre chaque cycle, le restant étant réinjecté au cycle suivant, explique Benoît Bernabé, technico-commercial chez Serafec, installateur membre du groupement Gif. L'avantage, c'est que la qualité de lavage est maintenue, que c'est écologique, et beaucoup moins onéreux ! » En plus des économies d'eau, l'eau filtrée et réutilisée n'est plus à chauffer, ce qui permet, suivant les systèmes, d'économiser jusqu'à 40 % de l'électricité utilisée pour faire monter l'eau en température.

Finie la douchette avec la machine à capot Premax Aup d'Hobart. Grâce à son système d'extraction automatique des déchets, intégré à la filtration, elle économise de l'eau, du temps, tout en conservant les performances de la gamme, avec notamment une capacité de 70 casiers/heure, pouvant être portée à 140 dans sa version double casier.

Les buées, source d'énergie

 

Idem pour les buées. Auparavant source de dégradation des conditions de travail en laverie, d'inconfort en salle lorsque les lave-vaisselle sont logés sous les comptoirs, elles sont aujourd'hui une ressource, dont les calories sont récupérées par des condenseurs thermiques, préchauffant l'eau du rinçage suivant. Économie estimée par Meiko : 0.1 kWh par cycle, soit près de 400 E par an gagnés sur les factures d'électricité, dans l'hypothèse où l'équipement serait utilisé à raison de 100 cycles par jour. Amélioration aussi du côté des bras de lavage, dont la conception assure aujourd'hui une meilleure tenue des gicleurs dans le temps, importante pour que la durée des cycles ne s'allonge pas au cours de la vie de l'équipement...

La gamme M-iClean de Meiko apporte une interface utilisateur soignée, assurant des consommations et une qualité de lavage optimisées selon la vaisselle lavée. Dotée d'un mode veille, elle permet de visualiser très rapidement l'avancée du programme, et de vérifier si la porte a été ouverte en cours de cycle.

Au final, tout un éventail d'innovations, qui, couplées à des interfaces intuitives et personnalisables suivant la vaisselle lavée (assiettes, verres, mugs...), améliorent la compétitivité des lave-vaisselle haut de gamme, mais pas seulement. Car dans le milieu de gamme aussi, ça bouge : après Hobart, et sa gamme Profi, diffusant dans des équipements plus accessibles les systèmes de ses modèles Premax, c'est Meiko qui s'apprête à lancer ses modèles Upster, fondés sur le même principe, ou encore Electrolux, dont 65 % des ventes en laveuses à capot se portent sur son modèle à simple paroi et simple filtration, déclinaison compétitive de son modèle Green et Clean à double paroi.

 

Vers un étiquetage énergétique ?

 

Le milieu de gamme compétitif à l'achat et performant dans l'utilisation, un format d'avenir pour le marché ? Sans doute : « S'ils n'en font pas leur critère d'achat n °1, nos clients sont aujourd'hui plus intéressés par les économies d'énergie, conclut Alain Poisot. Le souci, c'est que beaucoup n'ont pas les clés pour apprécier les différences de consommation entre les modèles, et se tournent vers de l'entrée de gamme, dont le véritable coût à l'usage est masqué. Mais cela va sans doute évoluer. Dans la réfrigération professionnelle, l'étiquetage énergétique est rendu obligatoire à partir du 1er juillet 2016. Il y a fort à parier que ce type d'obligation sera bientôt étendu à la laverie... Et qu'à partir de là, la performance énergétique, parce qu'elle sera plus facilement accessible aux utilisateurs, finira tôt ou tard par faire le tri dans l'offre. »

 

« Dans la réfrigération professionnelle, l'étiquetage énergétique est rendu obligatoire à partir du 1er juillet 2016. Il y a fort à parier que ce type d'obligation sera bientôt étendu à la laverie... Et que la performance énergétique, parce qu'elle sera plus accessible aux utilisateurs, finira tôt ou tard par faire le tri dans l'offre. » Alain Poisot, chef de marché lavage et restauration chez Electrolux

 

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