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Foodles, de Paris à Londres, des partenaires-traiteurs aux laboratoires de production

SABINE DURAND
Foodles, de Paris à Londres, des partenaires-traiteurs aux laboratoires de production

La start-up, qui propose des menus gourmands ultra-frais livrés chaque jour dans des frigos dotés d’une technologie brevetée et 100% made in France, essaime dans l’Hexagone et en Europe… Elle vient d’ouvrir au Royaume-Uni, raconte son co-fondateur Clément Bonhomme. 

Depuis 2016, Foodles se pose en alternative de la restauration d’entreprise, avec ses frigos connectés développés en interne, ses plats à partir d’ingrédients français cuisinés selon une charte qualité drastique historiquement par des partenaires-traiteurs, en parallèle depuis peu par son propre laboratoire de production… Le tout accompagné d’une appli grâce à laquelle les collaborateurs peuvent connaître en temps réel les menus, pré-commander leurs plats pour le lendemain. Dans un esprit plus "foodcourt", elle propose aussi des Foodles Bar, comptoirs gourmands avec des plats sur mesure.
 
 
Comment s’est déroulée l’année 2021 ?
Clément Bonhomme : Plutôt bien, puisque nous avons doublé de taille [CA non communiqué, pour 200 collaborateurs] : nous comptons désormais 250 clients, de toutes tailles, de tous types, en Ile de France mais aussi dans une quinzaine de villes en dehors de la région francilienne. Alors qu’historiquement nous passions exclusivement par des partenaires-traiteurs, nous avons ouvert un laboratoire de production à Clichy. Il nous permet de gagner en agilité dans le développement des recettes, l’approvisionnement… A terme, nous aurons sans doute un split égalitaire entre les deux. 
 
A quoi avez-vous consacré la levée de fonds de 31 M€ opérée l’an dernier ?
Elle nous a d’abord permis de structurer les équipes en interne -le marketing, les RH, la tech, l’opérationnel etc-, pour créer la base stable dont nous avons besoin pour le scalable. Ensuite, nous avons entamé notre déploiement européen sur les marchés à potentiel : après la Belgique en 2020 -où nous réfléchissons à ouvrir un laboratoire de production pour accompagner nos clients-, nous nous implantons au Royaume-Uni. Avec une une équipe de 5 personnes sur place, 20 recrutements en cours sur la partie commerciale, livraison et cuisine, nous avons signé nos premiers clients, que nous servirons à partir du laboratoire cuisine que nous avons installé à Londres, avec des plats adaptés à la culture locale. 
 
Qu’en est-il de la RSE chez Foodles ?
C’est une vraie conviction, pas du green washing. C’est d’ailleurs pour ça que nous avons nommé un responsable RSE (Aurélien Antoine, ndlr). Pour cet enjeu important, sur lequel nous avons de fortes ambitions, nous travaillons  sur 4 axes : l’alimentation saine et durable -40 % de nos plats sont végétariens- ; la politique du zéro déchet, qui passe par l’emballage consigné mais aussi par la lutte contre le gaspillage, via un algorithme pour calculer au plus juste les quantités nécessaires, ou la promo du vendredi (les plats sont proposés à 50% pour éviter qu’ils partent à la poubelle) etc ; l’emploi durable, le bien-être des salariés et l’insertion ; notre responsabilité sociétale avec des dons alimentaires, ou des mesures comme les 2 jours accordés aux salariés qui veulent s'engager auprès d'une ONG par exemple.

Quid de l’impact de l’inflation, de la guerre en Ukraine avec les prix, les ruptures occasionnées ?
Nous avons noué des relations saines avec nos fournisseurs, ce qui nous permet d'en limiter l'impact, mais le contexte est compliqué. Nous devons être flexibles pour nous adapter à la situation -changer les recettes, les simplifier etc- et nous devons être souples aussi avec nos partenaires, qu’ils soient traiteurs ou fournisseurs : si un ingrédient manque ou que son prix a explosé, il faut que nous acceptions qu’il soit remplacé par un autre.
Cette inflation, ces ruptures dans les chaînes d'approvisionnement nous touchent sur la partie alimentaire mais aussi sur la partie technologique puisque nous développons nos propres frigos. Heureusement, nous avons une super équipe achats, très réactive, capable d'anticiper...
 
Comment envisagez-vous 2022 ?
Même dans ce contexte, l’année s’annonce belle ; nous devrions encore doubler de taille.
Propos recueillis le 15 avril 2022
 

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