Election présidentielle : la CGI, confédération du commerce de gros, veut contribuer au débat

SABINE DURAND DIRECTRICE DE LA RÉDACTION

Sujets relatifs :

,
Election présidentielle : la CGI, confédération du commerce de gros, veut contribuer au débat

Philippe Barbier, président de la CGI

A l’aube de l’élection présidentielle, la CGI (confédération française du commerce de gros et international), 32 fédérations, plusieurs filières (bâtiment, santé, automobile, alimentaire etc.), 970000 salariés, a bien l’intention de se faire entendre. Elle fait des propositions sur quatre axes, et en appelle à un nouveau pacte public-privé, par la voix de son président, Philippe Barbier.

Commerce de gros : un quasi-retour à la normale et deux sources d’inquiétude

Avec 830 M€ de chiffre d’affaires, le bilan de ces deux dernières années est somme toute correct pour le commerce de gros, si l’on fait abstraction des mois de mars, avril, mai 2020, où les activités étaient à l’arrêt. « Tout le secteur a bien fonctionné en 2021, et pour partie quasiment retrouvé les niveaux de 2019 », explique Philippe Barbier, le président de la CGI… C’est moins vrai pour la restauration même si « à partir de l’été, elle est bien repartie ; depuis janvier 2022, sa situation s’est compliquée, à cause notamment de l’obligation du télétravail. Même pour les grossistes de la boulangerie-pâtisserie ». A voir quel sera l’impact de l’inflation « dont on ne voit pas pourquoi elle s’arrêterait prochainement », souligne Philippe Barbier, et des problèmes de recrutement « notamment de chauffeurs-livreurs et d’agents manutentionnaires ». Sachant que « nous avons déjà un turnover important, de l’ordre de 10 % ».
En tout cas, comme le commerce de gros a « l’ambition d’être une filière engagée et contributive pour notre économie »,  la CGI fait des propositions aux différents candidats à l’élection présidentielle sur 4 axes.

1/ La mise en œuvre d’une logistique urbaine réaliste
Le commerce de gros, 60000 véhicules, des tournées moyennes de 15 à 20 clients, veut coopérer avec les collectivités locales de tous ordres « pour contribuer au développement des villes dans le respect de l’environnement ». Les grossistes prennent leur part -ne serait-ce que pour des raisons économiques, ils ont tout intérêt à massifier et optimiser les tournées-, aux collectivités d’intégrer certains paramètres –la sanctuarisation des aires urbaines de livraison d’ici à 2024, les aides financières et fiscales aux véhicules propres - : aux partenaires de déployer ensemble des chartes de logistique urbaine durable et créer un observatoire national de la logistique.
2/ La simplification du cadre fiscal et juridique
En ligne avec le Medef, la CGI réclame que soient supprimés les trois impôts de production (contribution sociale de solidarité des sociétés, taxe sur les surfaces commerciales et cotisation foncière des entreprises). Elle plaide également pour qu’on garantisse une stabilité juridique -en matière commerciale, six lois ont été promulguées au cours des huit dernières années- et qu’on pérennise les règles applicables aux grossistes en matière de négociations commerciales.
3/ La prise en compte pragmatique des sujets liés à l’environnement 
Il faut laisser le temps aux entreprises d’opérer les transformations et investissements nécessaires, fixer des modalités pratiques adaptées aux distributeurs professionnels pour les REP et accompagner les entreprises dans la mise en œuvre des nouveaux dispositifs environnementaux.
4/ La stabilisation de la formation professionnelle
Alors que le secteur compte 970000 salariés, qu’il recrute 85000 personnes/an, que 19,5 % de ses entreprises recrutent en contrat d’apprentissage, il faut aller plus loin en matière de formation des salariés. Concrètement, les grossistes proposent qu’un bilan de l’impact réel de la contribution unique à la formation professionnelle soit réalisé et, le cas échéant, la répartition des fonds réorientée ; que l’offre soit rapprochée de la demande via des partenariats et une mobilisation des régions ; que l’offre de formation en matière d’alternance soit mieux communiquée aux entreprises etc.
Comme le résume Philippe Barbier  « les pouvoirs publics doivent être à l’écoute des entreprises privées pour parvenir à établir une concertation public-privé profitable à tous. Ces propositions permettront aux grossistes de développer davantage les mobilités durables et l’économie circulaire, de renforcer la sécurité et la traçabilité des produits, tout en favorisant la création d’emplois et la promotion interne. »
Février 2022

Bienvenue !

Vous êtes désormais inscrit. Vous recevrez prochainement notre newsletter hebdomadaire NEORESTAURATION.

VOS EVENEMENTS
Tous les événements
02
dé - Paris
Formation - Category Management en RHD

Bâtir une approche efficiente

05
dé - Paris
CONGRÈS RHD 2022

Fidélité, ancrage territorial, expérience…quelles redéfinitions de l’écosystème de la RHD

Nous vous recommandons

Collectiv Food prépare son déploiement en France

Collectiv Food prépare son déploiement en France

La start-up fondée outre-Manche propose une alternative qui se veut responsable aux circuits d’approvisionnement de la restauration. Elle élargit progressivement les filières qu'elle couvre.Créé à Londres en 2017 par un Français,...

Pour ses 50 ans, Ecotel teste le live shopping

Pour ses 50 ans, Ecotel teste le live shopping

Promocash ouvre son format proxi pour les pros à Nantes

Promocash ouvre son format proxi pour les pros à Nantes

Choisissez les thématiques abordées lors du Congrès RHD de Néo du 5 décembre 2022

Sondage

Choisissez les thématiques abordées lors du Congrès RHD de Néo du 5 décembre 2022

Plus d'articles