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Des chefs de cuisine soutiennent l'appel lancé par Slow Food France

Isabel Soubelet
En février 2008, Slow Food France a diffusé un appel aux candidats aux élections municipales et cantonales afin d'attirer l'attention des futurs élus sur le rôle que peut avoir la restauration collective dans l'accès pour tous à une « haute qualité alimentaire ». Bertrand Delanoë, maire de Paris, Jacques Bascou, maire de Narbonne, Alain Rousset, président de la région Aquitaine et Pierre Dagras, maire de Fréchou ont signé cet appel.

Fort de cette mobilisation, Slow Food France souhaite inscrire aujourd'hui cet appel dans la durée et le soumettre à l'attention de tous les élus pour qu'ils favorisent l'utilisation des produits frais, locaux, biologiques et équitables et développent aussi les initiatives pédagogiques dans les écoles, les maisons de retraire et les établissements médico-sociaux.
Trois professionnels de la restauration engagés soutiennent cette démarche : André Parra du lycée professionnel Paul Héraud à Gap, Dominique Valadier du lycée de l'Empéri à Salon-de-Provence et Bruno Léger du lycée hôtelier de Perpignan.

Les cinq engagements demandés par Slow Food France
 
1. Consacrer à l'éducation, au goût et à des actions éducatives sur le thème de l'alimentation, 1% de la part du budget communal ou départemental destiné à la préparation des repas servis dans les crèches, les écoles primaires, les collèges, les maisons de retraite et les établissements médico-sociaux (sur le modèle du 1% culturel rendant obligatoire la réalisation d'une oeuvre d'art contemporain à l'occasion de la construction, de la rénovation ou de l'extension de bâtiments publics, par l'État ou par les collectivités territoriales).

2. Faire mentionner l'origine des produits entrant dans la composition des repas (pays, région, département), et les conditions de leur préparation (frais, surgelés, sous vide, élaborés sur place, sous-traités...)

3. Mettre en valeur le patrimoine alimentaire local. Chaque territoire possède un univers agricole, alimentaire et gastronomique spécifique, basé sur l'aptitude agronomique de ses terroirs, sur les usages, sur l'histoire et la culture locales, sur ses paysages et leurs aménagements. Proposer des produits locaux permet de lutter contre la standardisation des goûts tout en faisant prendre conscience des richesses agro-alimentaires et culturelles d'un territoire.

4. Favoriser l'utilisation d'aliments issus de l'agriculture biologique et de produits frais locaux. Nous allégeons ainsi notre assiette du coût environnemental lié au transport et aux emballages, tout en participant de façon active à la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre. Nous éduquons notre goût à suivre les saisons et nous soutenons une agriculture qui protège les écosystèmes.

5. Favoriser l'utilisation de produits issus du commerce équitable. Nous avons ainsi la garantie d'un juste traitement des producteurs. Nous soutenons des conditions correctes de travail et une juste


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