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Comment se faire bien voir

Brigitte Taunais

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Comment se faire bien voir

L'atelier Renault a détourné les contraintes de façade avec une signalétique en retrait visible par transparence.

© PHOTO RAJAU / EDITING

Du marketing, de la déco, de la PLV... Les domaines d'intervention de la signalétique gagnent toujours un peu plus de terrain, portés par l'évolution de la réglementation et des technologies et par l'ingéniosité des architectes d'intérieur et décorateurs.

Dans une société où l'image et la communication sont devenues prépondérantes, être vu est primordial. Il s'agit d'attirer les regards, mais pas n'importe comment. « Il y a quelques années encore », souligne David Petiot, commercial chez Mégamark, un fabricant d'enseignes, « la signalétique servait "basiquement" à diriger les flux ; aujourd'hui, si les objectifs sont restés les mêmes, elle est en plus un important vecteur d'image et de communication qui va permettre à chaque marque de se différencier de ses concurrentes. »

Un "décor communicant"

Alexandre Bouvrain, architecte d'intérieur et cofondateur de l'agence Twin, parle, lui, de décor communicant : « On n'hésite pas à détourner des façades pour véhiculer une information. » Et les subterfuges, ce n'est pas ça qui manque. Si les enseignes extérieures sont soumises à des normes imposées par les pouvoirs publics, notamment en matière de dimensions, à l'intérieur, en revanche, on peut tout faire, « pourvu que l'information ne dépasse pas la façade », précise l'architecte. C'est l'option prise, avec une certaine élégance d'ailleurs, par l'Atelier Renault, sur les Champs-Élysées. Autre moyen de contourner les obligations : le « one vision ». De l'adhésif microperforé, directement appliqué sur la vitrine de la façade ; une vraie tendance, ce procédé ayant l'avantage de posséder à la fois un très bon visuel extérieur et une grande discrétion intérieure, sans parler de l'avantage thermique puisque cet adhésif occulte les rayons solaires. Et, cerise sur le gâteau, il n'est soumis à aucune autorisation, car il est considéré comme éphémère ! Contrepartie : le résultat est parfois esthétiquement... incertain.

Une possibilité que ne connaissent pas les sites classés puisque, dans ce cas précis, l'endroit est sous la surveillance étroite des architectes des Bâtiments de France.

Faute de pouvoir s'exprimer à l'extérieur, pour implanter leur dernier point de vente (boulangerie-restaurant) dans le 17e arrondissement de Paris, Éric et Laurence Kayser ont décidé de dévoiler l'antre de la boulangerie. « Nous l'avons conçue comme un magasin de vêtements de luxe. »

La façade - tout en verre - est ultrasobre : juste ornée des nécessaires mots clés en Arial blanc - Boulangerie, Restaurant, Salon de thé.[…]

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