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CLIENTÈLE DÉLOCALISABLE

par Jean-Charles Schamberger, rédacteur en chef
CLIENTÈLE DÉLOCALISABLE

© Photo F. Ferville

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La TVA à 23,6 % ? L'hypothèse a de quoi faire sourire. C'est pourtant ce qui pourrait arriver avec la relance récente, à l'initiative de Nicolas Sarkozy, d'une étude « sans a priori » sur la « TVA sociale ». évoquée dans le cadre du débat au Sénat sur les prélèvements obligatoires, celle-ci se veut simple dans son approche. Diminuer les cotisations sociales, patronales et salariales, en compensant cette baisse par une augmentation du taux de TVA. Un point en moins d'un côté... et quatre en plus de l'autre, selon certaines projections.

Ses partisans font savoir qu'elle permettrait de réduire le coût du travail, prohibitif en France, en luttant contre les délocalisations, tout en augmentant le prix des produits importés. Une façon de riposter aux « distorsions » de concurrence sans être taxé de protectionnisme. Ses opposants, au premier rang desquels Jean-Pierre Raffarin, s'inquiètent, quant à eux, de la menace inflationniste que ferait peser cette mesure sur la consommation et, partant de là, sur l'indispensable moteur de la croissance. La vérité se trouve sans doute à mi-chemin, puisque le coût du travail étant appelé à baisser, il pourrait effectivement compenser la hausse de la TVA. L'exemple danois étant la seule référence actuelle, toute simulation sera à suivre avec attention.

Cette (éventuelle) TVA sociale tiendra-t-elle néanmoins compte de la spécificité des secteurs économiques ? La restauration n'est pas menacée par les délocalisations,[…]

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