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Bien choisir ses polices de caractères

HÉLÈNE SUAUDEAU
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Bien choisir ses polices de caractères

Les anciens caractères en plomb utilisés par l'imprimerie, distribués dans des tiroirs à cases appelés casses, ont laissé la place à des fontes numériques. Des polices de caractères qui, certes, ont un prix, mais la création de documents ne s'improvise pas !

© © Franck BOSTON / FOTOLIA

Tout comme l'habillage du texte, les polices de caractères sont soumises à des modes. Mais quel que soit le style choisi, il doit répondre à un impératif : la lisibilité.

L'arrivée de la micro-informatique et des logiciels de PAO (publication assistée par ordinateur) dans les années 80 a démocratisé l'accès à la création de documents. Pour autant, celle-ci ne s'improvise pas. Certes, les polices de caractères ont un prix, et les restaurateurs, en raison du faible coût de l'équipement et du gain de temps, sont tentés de réaliser eux-mêmes la photocomposition de leur carte. Mais les résultats sont souvent discutables. Ne serait-ce que dans le choix des caractères typographiques. « En utilisant les polices fournies par les logiciels de traitement de texte, on aboutit à des cartes très classiques, pour ne pas dire ringardes », estime Éric Plessis, créateur du site cartes-et-menus.com. « Les polices du type Times à patins triangulaires ou Telegraphe à patins carrés datent », juge un autre professionnel. Si elles peuvent convenir pour des brasseries ou des restaurants gastronomiques, la tendance est à des polices plus droites et sans patins, comme Arial ou Verdana. Exemple type de ces caractères à bâton : Helvetica, l'une des polices les plus utilisées dans le monde. Grâce à son tracé d'une grande neutralité, elle se prête à tous les usages. Une sobriété de règle dans les établissements branchés. « Il existe de très belles polices de caractères bâton qui donnent une image haut de gamme », ajoute Philippe Pinot, directeur artistique de l'agence Duo Artisans d'Idées.

DES RÈGLES À RESPECTER

Le choix dépend aussi du style de l'établissement. « La carte doit être un objet de décoration qui s'intègre dans son cadre », juge Éric Plessis. Mais peut-être davantage par l'habillage des textes. « On revient à l'esthétique des années 70 : arabesques, couleurs verte, orange, fuchsia... », analyse Pascal Rémy, directeur de l'agence Graphimage. On y associe des polices beaucoup plus simples : Cooper, Gill... Car si les titres (entrées, plats, desserts) peuvent s'accommoder d'une typographie complexe, le texte (intitulés des recettes, explications) doit bénéficier d'une police reposante qui permet de lire de façon continue.

Autres critères évidents de lisibilité : la taille des caractères, qui doit être comprise entre 12 et 14 points pour les recettes, et le contraste des couleurs, le texte devant être foncé si le fond est clair, et inversement. Le texte doit également être aéré. « Mieux vaut le placer en colonne : le titre suivi de la recette, avec une explication légèrement en retrait, puis, si nécessaire, une traduction », estime Philippe Pinot. Mais attention à ne pas multiplier les polices : il n'en faut jamais plus de trois par page. En revanche, il est possible de jouer sur la couleur, le « corps », la « graisse »...

Quant à la mise en page globale de la carte, elle répond aussi à des règles précises selon le sens de la lecture. Mieux vaut placer ce que l'on veut vendre, comme le plat du jour, à l'endroit où le regard passe plusieurs fois : autrement dit, au centre.

LA PATATERIE S'OFFRE UNE CARTE PLUS LUDIQUE

Avec son partenaire duo-artisansdidees.com, la chaîne de restauration la Pataterie a choisi de décliner la police de son logo sur l'intitulé de ses plats et leur composition. Une police bâton, trop stricte, n'aurait pas convenu. « Nous voulions une carte plus lisible, sans y perdre notre âme, explique Audrey Aufort, responsable communication de la Pataterie. Elle devait coller à l'image de notre personnage emblématique, une « patate » joviale, ludique et accueillante. » Résultat : une clarification de l'offre et une meilleure mise en avant des produits à forte valeur ajoutée.

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