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Astorg lance la cession de Pizza Pino

Paul Fedele
Le fonds d'investissement Astorg vient de mandater le cabinet Close Brothers pour procéder à la vente du petit groupe de restauration Pizza Pino qui compte aujourd'hui 6 établissements parisiens et un restaurant lyonnais.  Entré en 1999 dans le capital de la chaîne qui vivait un plan de continuation, le financier avait récupéré 76 % du capital, le solde demeurant aux mains de la banque UIC (6 %), d'André Sfez, frères du fondateur Max Sfez décédé (10 %) et de sept autres ayant-droit de la famille Sfez (8 %).

Pizza Pino avait ensuite été confiée par Astorg à une nouvelle équipe de management qui a su, sous l'impulsion de son président Jean-Michel Texier, installer une vraie dynamique pour reconstruire la marque. Le projet d'entreprise auquel ont adhéré les équipes a permis à l'enseigne de se refaire une santé financière plus tôt que prévue (sortie anticipée du plan de continuation en 2006), de se repositionner, d'imposer une nouvelle image plus moderne et de gagner de nombreux clients.

Fin 2006, Pizza Pino a fini l'année avec un CA de 32,7 M€ HTSC, soit + 7,57 % (par rapport à 2005) et un excédent brut d'exploitation (Ebitda) de 4,1 M€ (+ 8 %).  Et fin juin 2007, la chaîne affichait même au cumul, un CA en croissance de 7 % et un Ebitda  de + 27 %. De quoi séduire d'éventuels repreneurs. Ajouté à cela des emplacements de premier choix (Avenue des Champs-Elysées, boulevard des Italiens, boulevard Montparnasse, place Bellecour à Lyon), une situation financière assainie, la mariée est belle.
Reste à trouver le bon prétendant dans un dossier qui reste, au demeurant, délicat au regard de l'existence d'un pacte d'actionnaires qui accorde un droit de préemption à la famille Sfez en cas de vente. Et des ayant-droit pas tous sur la même longueur d'ondes sur la stratégie à conduire.

Le management en place n'a pas manqué de signaler qu'il avait un vrai projet. Et même les clés pour doubler la taille du groupe dans les cinq ans avec d'ores et déjà 2 acquisitions en vue en province. « J'ai le devoir de faire en sorte que tous les collaborateurs avec lesquels nous avons redressé le groupe puissent participer à un vrai projet d'entreprise », explique Jean-Michel Texier, le président. Le LBO n'est semble-t-il pas à exclure aux côtés d'un nouveau fonds d'investissement, voire l'adossement à un industriel. Du moins la porte est ouverte et toutes les options sont possibles.
 
Côté famille Sfez, André qui possède 10 % des actions, a précisé qu'il était intéressé de monter en puissance au capital. Il a mandaté pour cela Alain Roubach, financier et conseiller stratégique (ex-actionnaire de Léon de Bruxelles, aujourd'hui président des actionnaires de Pomme de Pain aux côtés d'Acto), pour monter un tour de table. « Le cabinet Close Brothers a commencé à consulter en écartant pour le moment les actionnaires historiques du processus de cession même si ces derniers conservent leur droit de préemption», commente Alain Roubach qui voit se dessiner un contentieux même s'il n'exclut pas d'associer l'équipe en place qui a prouvé tous ses talents, à un projet de reprise. Philippe Guezenec, de Close Brothers, évoque un groupe aujourd'hui sain qui a repackagé sa dette en 2006 et se dit à l'écoute de toutes les sollicitations.



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