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Approvisionnements : fortes tensions sur le marché du beurre et du lait

La rédaction de Néorestauration
Selon la FNCPLA, les conditions sont réunies pour que le manque de disponibilité des produits et la tension très importante sur les prix se prolonge, voire s'accroisse durant le second semestre de l'année 2007.
La FNCPLA (Fédération nationale du commerce des produits laitiers et avicoles) alerte depuis quelques semaines sur le fait que les entreprises approvisionnant les marchés contractuels de la restauration hors domicile, sont actuellement touchées de plein fouet par une forte hausse du prix du beurre et du lait de consommation. « Faute de pouvoir répercuter auprès de leurs clients l'évolution réelle des prix, elles subissent un véritable ?'effet de ciseau''. Les engagements contractuels souscrits dans une période plus calme au niveau des conditions de marché, les obligent à poursuivre la livraison des produits, avec des marges négatives, en raison de l'ampleur de la hausse », explique la FNCPLA dans une note de conjoncture datée du début du mois.

Ainsi le cours du beurre en cube de 25 kg, publié chaque semaine par l'Office de l'élevage, à partir d'une enquête effectuée auprès des opérateurs, s'affiche à 277,00 €/100 kg le 30 mai 2007, contre 247,00 €/100 kg le 14 février 2007, soit 12,1 % d'augmentation en moins de quatre mois. Compte tenu des hausses déjà observées sur les marchés spots, la cotation devrait atteindre et même dépasser 300,00 €/100kg dès le mois de juillet, ce qui représentera une hausse de 21,5 %.

Sur le marché, le prix est plus élevé encore, constate la FNCPLA. Il se situe en effet autour de 300,00 €/100 kg avec des opérations qui se traitent jusqu'à 350 €/100 kg. Les cotations allemandes et néerlandaises continuent également de progresser avec des niveaux supérieurs à ceux observés en France.

L'origine de la tension sur les prix observée actuellement sur tous les marchés européens est la conséquence directe d'un certain nombre de facteurs convergents : collecte laitière en baisse, gestion des quotas « à la française »,  stocks d'intervention de beurre à l'échelon européen quasiment inexistants, etc. «  Le cumul des stocks publics et privés n'a jamais été aussi bas à cette époque, ce qui entraîne un risque sérieux de rupture d'approvisionnement au second semestre », s'inquiète la FNCPLA.
Enfin, l'exportation des pays européens, notamment vers les pays tiers est élevée. La situation est aggravée par la sécheresse récurrente en Australie, ce qui prive l'Océanie de son potentiel d'exportation mondiale, par l'augmentation de la population et le développement du niveau de vie et des modes de consommation à l'occidentale dans les pays émergeants. Les conditions sont réunies pour que le manque de disponibilité des produits et la tension très importante sur les prix se prolonge, voire s'accroisse durant le second semestre de l'année 2007. "Les mêmes causes produisant les mêmes effets, le lait de consommation subi également les effets de la baisse de la collecte laitière. Les cours de la poudre se situent à deux fois le prix d'intervention fixé par Bruxelles. Dans ce contexte les prix de marché du lait de consommation en Europe suivent la tendance et subissent des hausses très importantes", conclut la FNCPLA.

« C'est la panique aujourd'hui. Nous rentrons dans un monde de pénurie ! », n'hésite pas à déclarer pour sa part un distributeur intervenant de manière significative sur le marché. Si certains segments, comme une partie de la restauration collective, sont protégés par les engagements de leurs contrats d'approvisionnement ou encore le code des marchés publics, il n'en va pas de même pour tout le monde et notamment pour les opérateurs de restauration commerciale. « La semaine dernière, j'ai envoyé une note répercutant les hausses, de 10 à 15% », explique toujours cet intervenant, « je peux vous assurer que cela a fait réagir et qu'aujourd'hui le téléphone sonne ! ». De fait, il n'est pas à exclure que les prix de certaines cartes de restaurant connaissent une inflation au cours de l'été. Et ce, d'autant que cette inflation prix/produit touche également les produits avicoles et les corps gras végétaux.

Et les prévisions ne sont pas optimistes, les observateurs s'accordant pour dire que tout portent à croire que cette envolée des matières première va perdurer. Déjà fin mai, les Biscuitiers de France, réunis en assemblée générale, s'inquiétaient non seulement de cette flambée du prix du beurre (plus de 40% en un an) mais également de la hausse du prix des principales matières premières utilisées en biscuiterie-pâtisserie : les céréales, les œufs, les poudres de lait, le cacao, et les huiles de palme, de coprah et de soja.



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