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3 hôteliers indépendants sur 10 ont un avis défavorable sur les chaînes

La rédaction de Néorestauration

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Le marché hôtelier se découpe grossièrement en deux mondes : les hôtels qui adhèrent à une chaîne hôtelière et les autres. Selon la dernière enquête* de Coach Omnium, société d’études spécialisée dans le secteur de l’hôtellerie et de la restauration, 32 % des hôteliers indépendants ont un avis défavorable sur les réseaux volontaires et intégrés, 36 % un avis favorable, et 32 % sont indifférents au sujet (en grande partie par méconnaissance de l’offre et des activités proposées par les chaînes elles-mêmes).

Concernant l’opinion négative, elle tient en partie au fait que les hôteliers indépendants perçoivent la concurrence comme déloyale et désavantageuse pour leurs établissements. Si la politique tarifaire des chaînes est un des points notoires mis en avant par les hôteliers indépendants, ils soulignent également l’aspect négatif de la standardisation et la dépersonnalisation des services proposés. 

L'impact de la notoriété du réseau

A  l’opposé, les hôteliers qui ont un regard positif, reconnaissent les côtés bénéfiques à l’affiliation : retombées commerciales, puissance du réseau au niveau de la promotion et de la commercialisation, possibilité de travailler avec une centrale de réservations, suivi des démarches qualité, image et notoriété du réseau qui attirent les clients.Ce denier point est essentiel. En effet, pour choisir de s’affilier à un réseau, 36 % des hôteliers indépendants mettent en avant la notoriété et l’image du réseau, 34 % les services fournis par la chaîne et 14 % le développement dynamique du réseau. A contrario, les freins à l’adhésion à un réseau sont la crainte de la perte d’indépendance pour 41 %, et le coût pour 14%.

Mais quelques éléments de distinction sont à souligner parmi les hôteliers indépendants qui seraient motivés pour adhérer à un réseau. Au final, le profil type du candidat idéal serait : un hôtelier assez jeune, venant de monter ou reprendre son affaire, éprouvant des difficultés à commercialiser son établissement dans une zone insuffisamment fréquentée, en cours de développement ou déclinante. Reste à déterminer un coût acceptable. Mais 82 % des hôteliers n’ont pu citer le montant qu’ils seraient prêts à investir. Tout reste ouvert.
isoubelet@neorestauration.com

(*) « Les hôteliers indépendants et leur comportement et attentes face aux chaînes hôtelières », 2004. Enquête réalisée auprès des hôtels de 30 chambres et plus, indépendants mais aussi affiliés à une chaîne volontaire ou franchisés à une chaîne intégrée, sachant que la taille moyenne des hôtels indépendants français est de 24 chambres. Sont bien sûr exclus les hôtels en filiales ou sous contrat de gestion.  

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