25% des restaurants traditionnels ont réduit leurs marges pour maintenir leur chiffre d'affaires

La rédaction de Néorestauration
La dernière étude Plimsoll montre ce que certaines des 493 plus grandes entreprises de la restauration traditionnelle sont désormais prêtes à faire pour maintenir leur volume de ventes. En effet, elle révèle que 25% de ces sociétés ont accepté de réduire leurs marges ou même de subir des pertes pour pouvoir conserver ou augmenter leur chiffre d'affaires.
> 27% des sociétés vendent déjà à perte.
> 17% des entreprises ont perdu de l'argent pour la deuxième année
consécutive.
> 50% des sociétés ont vu leurs marges chuter.
> 25% des entreprises ont maintenu leur chiffre d'affaires mais ont
réduit leurs marges.
> La marge moyenne du secteur atteint 3,3%.
> Le retour sur investissement moyen est de 6,8%.
« Les entreprises qui tentent désespérément de conserver leurs clients ou de conclure de nouvelles affaires sont forcées de prendre plus de risques face à une concurrence très agressive. En réduisant leurs prix, en prolongeant les offres spéciales ou en améliorant leurs services, beaucoup d'entre elles doivent grignoter leurs marges pour financer tout cela », estime Florent Lavenir, analyste chez Plimsoll.
Il explique par ailleurs qu'une faible rentabilité n'est pas un problème qui se pose sur le court terme mais plutôt sur le long terme. « Une fois que les clients s'habituent à recevoir plus ou à payer moins, les pousser à dépenser plus peut prendre des années. Bien qu'elles soient pour le moment recensées dans notre analyse, beaucoup d'entreprises ne vont pas survivre aussi longtemps si l'on en croit leurs résultats actuels ». Florent Lavenir remarque qu'une entreprise peut faire faillite en 3 à 5 ans. Les grands groupes peuvent eux mettre 10 ans. Les faibles marges du secteur et la vente à perte mèneront le plus souvent à une augmentation des dettes, en particulier si l'entreprise est en expansion et doit en supporter le surcoût. Le paiement d'intérêts réduit ensuite encore un peu plus les marges. "Ces sociétés sont alors obligées de faire des offres commerciales supplémentaires pour maximiser la capacité de production. Un niveau de dette élevé cumulé à de faibles marges sont les ingrédients d'une recette catastrophe".
L'étude distingue 194 sociétés en perte de vitesse dont la stratégie doit changer rapidement et 180 entreprises qui sont plus robustes. Une baisse de rentabilité pour les sociétés fragilisées aurait des conséquences dévastatrices alors que les autres pourront sans doute surmonter ce mauvais passage.
www.plimsoll-france.com

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