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18 B, un puits de lumière en coeur de ville

FRÉDÉRIC THUAL
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Voulu par la municipalité de la Roche-sur-Yon dans le cadre de la réhabilitation de la place Napoléon, le 18 B a pris position dans une serre horticole. Un restaurant atypique et innovant qui vit au rythme des saisons.

C'est le lieu « in » à la Roche-sur-Yon (85). Il s'appelle le 18 B. Un clin d'oeil au 18 brumaire, jour de la prise de pouvoir de Napoléon, dont la statue trône fièrement au coeur de la ville. Mais il aurait aussi pu s'appeler les Quatre saisons, au regard de sa conception. « Plus qu'un bâtiment, c'est un abri sophistiqué qui permet de profiter de toutes les saisons, de jour comme de nuit. Mais il ne suffit pas d'appuyer sur un bouton pour le faire fonctionner, c'est beaucoup plus compliqué à gérer », prévient l'architecte Alexandre Chemetoff.

Après avoir assisté à l'émergence d'un bestiaire mécanique créé par l'artiste François de la Rozière sur la place Napoléon, les Yonnais ont découvert mi-décembre une serre de 500 m² traditionnellement utilisée pour accueillir des jardineries ou la culture de tomates. « Un autre type de bâtiment aurait été plus compliqué à intégrer sur la place », reconnaît Joël Soulard, adjoint à l'urbanisme de la ville, qui souhaitait la création d'un lieu attractif offrant une amplitude horaire très large. Car si la ville compte déjà 120 restaurants, un véritable quartier dédié à la restauration lui fait défaut. « Le souci était d'intégrer le restaurant dans un espace public comprenant des façades ordonnancées, un kiosque du XIXe siècle, la statue de Napoléon, des bassins... La serre évite les ruptures, elle permet de trouver une continuité et offre un point de convergence aux gens qui se retrouvent pour une promenade », ajoute l'architecte.

« Un bateau difficile à manoeuvrer »

Tout en verre, l'établissement s'articule autour de quatre espaces : une partie chaude (90 couverts), un espace de vente à emporter (8 tables), une serre froide type jardin d'hiver (60 couverts) et une terrasse (80 places). « La particularité, c'est que le client peut commencer son repas en intérieur et le terminer en extérieur », explique Jean-Claude Persigan, du bureau d'études Gefi, qui a planché sur le système de régulation thermique. Pour se préserver des parois froides, on souffle de l'air chaud à partir du sol. La température est régulée par une station météorologique. L'eau des bassins publics refroidit les installations frigorifiques. Outre un impact carbone faible, l'inertie thermique offerte par la serre, conçue pour s'adapter au climat par un jeu d'ouvertures automatiques, devrait permettre de diviser la facture d'énergie par trois.

La transparence du restaurant a obligé les concepteurs à rassembler et dissimuler les gaines techniques dans une cheminée unique. Installée en sous-sol, la machinerie réduit la zone de stockage qui comprend deux chambres froides. Un espace de 20 m² est en cours d'aménagement. « Sa conception en fait un bateau difficile à manoeuvrer. La contrainte de stockage nous incite à la rotation des produits. Et nous avons un bar de trois mètres quand il en faudrait quinze... », observe le chef et directeur Florent Autier, à la tête d'une équipe de 16 personnes. D'inspiration nordique, la salle, dont l'agencement et le mobilier font la part belle au bois pour réchauffer l'atmosphère, comprend une table pouvant accueillir une vingtaine de personnes.

Un burger vendéen

Ouvert sept jours sept, de 9 heures à 2 heures du matin, le 18 B propose des formules à chaque heure de la journée. On y vient pour le petit déjeuner, pour le repas du midi, pour un café, pour prendre le thé, manger une gaufre, pour un repas d'affaires, un dîner en amoureux ou en famille, ou finir la soirée autour d'un cocktail... Au risque d'être un peu trop précurseur pour la clientèle yonnaise, le 18 B a choisi de surfer sur la mode du burger. À consommer sur place ou à emporter. « Des burgers faits maison, comme le burger vendéen, à base de produits locaux », précise le chef.

Plus qu'un bâtiment, c'est un abri sophistiqué qui permet de profiter de toutes les saisons, de jour comme de nuit. Mais il ne suffit pas d'appuyer sur un bouton pour le faire fonctionner, c'est plus compliqué à gérer.

Alexandre Chemetoff, architecte du restaurant 18 B

 

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